Le Premier ministre est revenu sur le projet de réforme électorale et a annoncé que le livre blanc consacré à ce projet sera publié bientôt. « On ne peut accepter que, 45 ans après l’indépendance, les Mauriciens soient encore classés en fonction de leur communautés », a déclaré Navin Ramgoolam lors d’une cérémonie de remise de certificats à des jeunes ayant participé aux programme du National Institute for Citizenship Education (NICE) pour 2013.
Le Premier ministre a critiqué le système électoral actuel qui, selon lui, « défavorise ceux qu’il aurait dû protéger ». Quelque 313 jeunes ont participé cette année aux programme du NICE. Le projet avait été lancé sur un base pilote l’année dernière, où il avait alors touché 176 jeunes.
Lors de son intervention au centre Swami Vivekananda à Pailles, devant un parterre de 313 jeunes du secondaire, le Premier ministre a soutenu que le projet NICE a pour but de construire une « nation mauricienne », dont chante les frères Gowry depuis l’indépendance du pays. Il constate que « ceux qui croyaient que le système électoral actuel les favoriseraient sont les premiers à en payer les conséquences »,  comme le prévoyait un des professeurs de droits ayant travaillé sur la Constitution de Maurice, Abel de Smith.
Selon lui, 45 ans après l’indépendance de Maurice, « il est temps de changer le système ». Et d’annoncer la publication, « pour bientôt », du livre blanc. Cependant, précise-t-il, « il faut que chacun, chaque personne – tous partis confondus – puissent s’y retrouver et être représenté au Parlement ». En même temps, dit-il, « il faut trouver un moyen de se dire que nous sommes Mauriciens », avant d’ajouter : « C’est dans cet esprit que nous avons mis en place le projet NICE. »
Navin Ramgoolam dit « comprendre la crainte des minorités, qui croient qu’ils ne seront pas représentés au Parlement ». Il cite ce qui s’est passé en 1953, « avec une communauté en particulier, qui ne s’était pas retrouvée représentée au Parlement ». Il affirme qu’à l’époque, « il n’y avait pas de suffrage universel à Maurice », précisant : « Seuls ceux qui avaient un statut social – économique et éducatif – pouvaient voter. »
Le Premier ministre indique que le projet date de son premier mandat, mais qu’après les élections générales de 2000, il s’est retrouvé dans l’opposition et « n’a pas pu » le poursuivre. Par la suite, la priorité était « de sortir le pays d’une situation économique catastrophique » à la suite du démantèlement de l’accord multifibre et la fin du protocole sucre, mais aussi de la libéralisation du commerce mondial. « C’était en 2005 », fait-il ressortir.
Le Premier ministre a mis l’accent sur la « discipline et la méritocratie ». Et de citer l’introduction de l’Equal Opportunities Commission à la suite du vote du l’Equal Pppotunities Act au Parlement. Il se dit « satisfait » du travail de la commission.
Les participants au NICE ont reçu chacun un certificat à l’issue de dix jours de travaux.