Voilà 26 mois que le régime syrien de Bachar al-Assad tient tête à l’axe hétéroclite qui s’acharne à vouloir, par la force, le chasser du pouvoir à Damas. En 48 heures, il a non seulement marqué deux points sur le terrain, mais il assiste aussi chez son voisin turc à l’extension du feu que celui-ci nourrit depuis 2011 en Syrie.
Cette résistance tient bien sûr à la détermination du régime et à la discipline que le Parti Baath a inculqué en 47 ans au peuple syrien – qui a refusé de suivre les réformistes quand l’opposition pacifique a été piratée dès 2011 par des intégristes wahhabis (sunnites) soutenus par de puissants intérêts étrangers.
Mais, comme l’ont démontré les destructions successives de l’Irak et de la Libye par le déchaînement de l’Empire OTAN/OCDE avec leurs alliés israélien et pétro-émiratis, le régime Assad aurait été emporté à son tour il y a belle lurette n’eut été du double veto de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité de l’ONU.
Russes et Chinois s’étaient abstenus en 2011 sur la résolution de l’axe OTAN (USA, GB, France) d’établir une « Zone d’exclusion aérienne » au-dessus de la Libye. La même astuce avait marché pour l’Irak dès 1991 – avec en plus des sanctions qui firent des centaines de milliers de morts par manque de médicaments.