Le centre de réhabilitation et réinsertion des usagers de drogue et d’alcool, Oasis Nu L’Espwar, a organisé vendredi à La Baraque, L’Escalier, une cérémonie pour saluer l’effort de cinq bénéficiaires de son programme.
Selinda Kistan, Counsellor au centre Oasis Nu L’Espwar, explique que cette organisation est une « école de la vie ». La cérémonie se voulait ainsi être un moyen de « valoriser » les anciens toxicomanes et alcooliques.
Rosemay, âgée de 50 ans et ex-bénéficiaire du programme, explique que sa vie a complètement changé grâce au centre Oasis Nu L’Espwar. « Cela fait deux ans et demi que je n’ai pas touché à l’alcool. Alors que j’avais des problèmes, j’ai cherché du réconfort dans l’alcool. Je pensais que cela allait résoudre mon problème, mais c’est l’alcool qui est devenu mon problème », se souvient-elle.
La cinquantenaire ajoute qu’à l’époque même ses enfants ne pouvaient l’aider. « On rentre seul dans ce piège », dit Rosemay qui porte fièrement le pin’s reçu l’année dernière après avoir suivi le programme du centre.
Sanjay, 34 ans, raconte pour sa part qu’il était perdu avant d’intégrer le centre. « Je ne faisais que dormir et boire. Ma femme m’a alors quitté et j’ai même essayé de me suicider », dit-il. C’est alors qu’il décide de reprendre sa vie en main, avec un proche qui l’emmènera à Oasis. « Monn pran couraz ek zordi mo fier », ajoute celui qui a aussi suivi le programme en 2011 et qui s’occupe maintenant de l’entretien de la cour de centre.
De son côté, Rajiv, 21 ans et un des cinq bénéficiaires salués cette année, avance que c’est la mort de son père qui a fait le déclic. « Ma maman ne travaille pas. À la mort de mon papa, je me suis dit que je dois changer de vie. »
Cet ex-toxicomane et trafiquant de drogue déclare que sa vie était « difficile ». « À l’époque je me fichais de tout », révèle-t-il. Il a fait plusieurs centres avant d’atterrir à Oasis. Maintenant, il prend soin de sa famille.