Suite à un renvoi la semaine dernière, l’avocat radié du barreau Prakash Boolell devra de nouveau retourner en Cour Suprême lundi pour prendre connaissance des arguments du Directeur des Poursuites publiques (DPP), qui conteste sa demande pour appeler deux témoins. Objectant à la décision du DPP de loger une nouvelle charge d’escroquerie contre lui, Prakash Boolell avait signifié son intention de faire appel à deux témoins.
Lors de la dernière représentation, le 12 mai dernier, la représentante du DPP, Me Asha Egan-Ramano, avait informé la Cour que le DPP comptait loger une nouvelle charge d’escroquerie contre Prakash Boolell, qui avait été radié en 2007 après une condamnation pour escroquerie. Deux plaintes avaient été enregistrées contre lui en 2010 et 2012. Le Full Bench de la Cour suprême avait accordé un délai à Prakash Boolell pour faire connaître sa position. Celui-ci avait fait part de son objection, indiquant qu’il allait appeler deux témoins dans le cadre d’une motion. La Poursuite ayant objecté, Prakash Boolell était tout de suite revenu à la charge pour dire que dans le passé la Poursuite avait eu l’occasion de faire appel à des témoins et qu’il en avait également le droit. La Poursuite avait souhaité que le procès soit entendu au plus vite. L’affaire, qui avait été de nouveau appelée le 13 juillet, a été renvoyée à ce lundi.
Le Bar Council, représenté par Me Éric Ribot et le bureau de l’Attorney General, conteste sa demande de réintégration de Prakash Boolell, qui avait été radié du barreau le 30 mars 2007 après avoir été traduit devant un comité disciplinaire institué par l’Attorney General, et ce après sa condamnation à une amende de Rs 10 000. Le 30 décembre 1992, une accusation formelle d’escroquerie avait été logée contre lui en Cour intermédiaire, où il avait plaidé non coupable. Il avait toutefois été condamné à six mois de prison le 24 mars 2003. Son appel avait été rejeté le 26 mai 2004 par l’actuel chef juge Keshoe Parsad Matadeen et la juge Saheeda Peeroo. Il s’était par la suite tourné vers le Privy Council, qui avait commué sa peine de prison en une amende de Rs 10 000. Le Full Bench de la Cour suprême, composé de l’ancien Chef juge Bernard Sik Yuen et des juges Asraf Caunhye et Bushan Domah, avait néanmoins ordonné que son nom soit rayé de la liste des avocats.