La juge Ratna Seetohul-Toolsee a, dans un arrêt rendu en fin de semaine, rejeté la plainte d’un ancien assistant commercial (Assistant Salesman) de Mauritius Telecom qui souhaitait sa réintégration après avoir été « injustement licencié » après la tenue d’un comité disciplinaire. La juge devait faire part de nombreuses incohérences dans la plainte et que le plaignant n’a pas soumis de preuves évidentes de quelconque faute commise par son employeur en le licenciant.

Radha Kumar Cahoolessur était employé comme assistant commercial chez Mauritius Telecom jusqu’au jour où un comité disciplinaire a été mis sur pied contre lui. Il avait reçu sa lettre de licenciement le 12 novembre 2012. Contestant l’audition du comité disciplinaire, trouvant qu’elle n’a pas été juste envers lui, il a logé une plainte en Cour suprême, soutenant que son droit à une audience équitable a été bafoué, souhaitant alors sa réintégration. Il a aussi fait une demande pour que son employeur lui verse des dommages de Rs 2 315 880 si sa demande de réintégration n’aboutit pas. La plainte met en cause Mauritius Telecom Services Limited comme défendeur et le Chairman du board de Mauritius Telecom comme co-défendeur.

Dans sa riposte, le défendeur a demandé le rejet de la plainte avançant notamment que le nom du défendeur mentionné dans la plainte n’existe pas et qu’il fallait marquer MT Services Ltd. Le défendeur soutient aussi que l’ex-employé a délibérément omis d’indiquer qu’il a aussi entré une plainte devant la Cour industrielle réclamant des indemnités pour son licenciement injustifié. Pour l’employeur, « the plaintiff cannot accordingly proceed with the present case based on the same facts ».

Le co-défendeur devait lui aussi présenter les mêmes arguments. Et d’ajouter que l’ex-employé n’a pas précisé à quel Chairman il faisait allusion dans sa plainte et qu’il n’y a pas de raisons de l’ajouter comme partie prenante, vu qu’il n’existe aucune relation contractuelle entre l’ex-employé et le co-défendeur. Dans son “ruling”, la juge Ratna Seetohul-Toolsee a soutenu que la requête de la plaignante ne peut être entretenue du fait que l’ex-employé « ne peut faire une requête pour être réintégré à son poste d’assistant commercial et aussi réclamer des dommages à son employeur pour le préjudice qui lui aurait été causé par les actions de son employeur qu’il juge illégales ». Faisant ainsi état d’incohérences dans les requêtes de l’ex-employé, la juge a décidé de rejeter sa plainte.