L’équipe de la Grande île s’est avérée plus forte que toutes les autres équipes régionales et même étrangères qui participaient dimanche au relais-marathon international de St-Benoît à La Réunion.
Les Malgaches ont fait la différence au sprint dans l’ultime étape de cette course, soit sur les deux derniers kilomètres, pour rallier le stade Jean-Allane dans le temps de 2h11’14, devançant l’équipe internationale Run Oxygène, créditée de 2h11’20, Petite île en 2h16’01. L’équipe de Curepipe a terminé une fois de plus au pied du podium en 2h22’54.
L’entente métropolitaine avait pourtant fière allure, mais les Malgaches, qui détiennent le record du parcours en 2h09 depuis 2002, leur a volé la vedette. Surtout avec un chef de file qui s’appelle Hajanirina Andriamparany, médaillé d’argent du marathon aux 9es Jeux des îles à Mahé l’an dernier.
Mais il faut rappeler qu’après 2002, les coureurs malgaches avaient été nettement mois visibles. Jusqu’à dimanche, ils ont retrouvé leur éclat. Le président de la fédération malgache, Christian Razafimahefa, avouait néanmoins que « ce n’était pas tout à fait la vraie sélection de Madagascar puisque nous avons fait le choix de punir certains éléments qui n’ont pas été sérieux ces derniers temps. Mais ceux qui les ont remplacés ici ne nous ont vraiment pas déçus. »
Les Malgaches prirent donc les devants grâce à Hajanirina, qui mit ses coéquipiers sur les rails dans la longue et exigeante montée de la route des Plaines. Ces derniers compteront grâce à leur leader une minute d’avance sur l’équipe Run Oxygène. Mais les Métropolitains, tenants du titre, allaient réussir à combler l’écart et passer même en tête avant la traversée de Sainte-Anne.
Plus loin cependant, la course se décanta dans les ultimes kilomètres après une rude bataille. Le dernier coureur malgache franchira la ligne d’arrivée avec quelques secondes d’avance dans la joie. « C’est super de gagner ici », jubile Hajarinina, victime d’une terrible défaillance en 2010, alors qu’il portait les couleurs de l’équipe métropolitaine.
« On aurait préféré gagner, c’est sûr. Mais les Malgaches avaient vraiment une grosse équipe. Je viens ici depuis 1994 et je viens de vivre cette année la plus belle des courses. Quelle bagarre ! On a passé un super moment entre copains et c’est bien le plus important », résumait pour sa part le policier dionysien Christophe Berçon, également l’initiateur de Run Oxygène. Il a confié à notre confrère du JIR qu’il comptait convaincre un jour Medhi Baala, le champion de fond français, de compléter les rangs de sa formation.
L’équipe de Petite île compléta le podium, décrochant au passage le titre de première équipe locale devant la Possession, qui avait pourtant tenu le bon bout jusqu’à la mi-course. Mais le spécialiste de course en montagne Raymond Fontaine a fini par faire basculer la cause en faveur des siens dans la montée décisive vers le Chemin Ceinture. Mission accomplie, dira le Petite-îlois en sachant que les deux équipes internationales étaient hors d’atteinte.
Quant à l’équipe de Curepipe, elle a dû se contenter une fois de plus de la 4e place. Elle alignait Mohamad Dookun, Ashley Pitchia, Dimitri Seechurn, Loïc Mustun, Dharamjai Jeetun, Roy Bru, Daniel Noelette, Stephan Spéville, Xavier Verny, Sylvestre Sénézan et Mélivan Dauphin.
Les résultats disponibles ne révèlent, par contre, aucun classement de l’équipe de Quatre-Bornes à l’arrivée de cette même course.