La magistrate Kesnaytee Bissoonauth a accordé le bénéfice du doute au beau-père de la victime, accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec sa belle-fille, alors âgée de douze ans. La magistrate a trouvé que la victime a donné en cour une version différente de ses dépositions consignées au poste de police de Rose-Belle.
Le beau-père avait plaidé non-coupable au début du procès. Il avait été arrêté chez lui le 17 août 2008, à la suite d’une plainte de sa belle-fille à la police, l’accusant d’avoir eu des relations sexuelles avec elle sans son consentement.
Le jour de l’agression, la victime était seule avec son beau-père, sa mère étant au travail — cette dernière vivait avec le présumé coupable après avoir rompu avec son époux. Alors qu’ils étaient dans la chambre, le beau-père aurait séquestré l’adolescente en vue de commettre son acte. La victime a déclaré ne pas avoir relaté l’incident à sa mère car l’accusé l’aurait menacée, et que c’est après avoir été questionné par son frère à propos d’un sous-vêtement déchiré qu’elle a tout dévoilé.
Lors du procès, la Police Medical Officer Sheila Prasad Jankee a affirmé avoir examiné l’accusé et la victime et a trouvé que la victime était sexuellement active. Elle a aussi déclaré que l’accusé ne souffrait d’aucune paralysie de la main ni du pied gauche comme il l’avait dit en cour.
Lors de son audition en cour, la victime a déclaré n’avoir eu de relations sexuelles qu’avec l’accusé. Elle a ajouté qu’elle avait été séquestrée pendant plus d’une heure alors que dans sa déposition à la police, elle avait déclaré avoir été séquestrée pendant deux minutes.
Dans son jugement, la magistrate Kesnaytee Bissoonauth considère que les dépositions de la victime en cour et à la police ne concordent pas et que la poursuite n’a pas apporté d’autres preuves pouvant incriminer l’accusé. La magistrate a accordé au beau-père le bénéfice du doute. La charge d’agression sur mineure qui pesait sur lui a été rayée.