C’est dans leur loge de la rue Harris, à Port-Louis, que les membres et amis de La Triple Espérance (LTE) se sont donné rendez-vous pour marquer la fête nationale française du 14 juillet en la présence de l’ambassadeur de France, Laurent Garnier. Le Vénérable Maître (VM) de la la LTE, Harveen Chendriah, a salué l’intérêt que les représentants de la diplomatie française à Maurice ont toujours montré pour cette célébration de la fête nationale à la LTE.
« Nous sommes heureux et honorés que vous ayez répondu positivement à notre invitation comme l’ont fait vos prédécesseurs à chaque fois que nous nous réunissons à la Respectable La Triple Espérance pour célébrer la fête nationale française », a déclaré le VM tout en rappelant que « cette tradition, qui perdure depuis des lustres, est une preuve de l’attachement de notre institution aux valeurs de la République française, leur devise étant la même : Liberté, Égalité, Fraternité ».  Après avoir retracé les débuts de la LTE, qui remontent à un peu plus de 235 ans, le VM Harveen Chendriah a expliqué ce que le pays et la région doivent à la franc-maçonnerie.  
« Depuis, plus de 235 LTE continuent de faire briller les valeurs maçonniques dans cette partie du monde, valeurs qui sont en adéquation avec celles de la République française, berceau de la Charte de la Déclaration des Droits de l’Homme. Il est intéressant de constater les similitudes entre la République française et la République de Maurice, où la Franc-maçonnerie, qui est un laboratoire d’idées, travaille pour l’amélioration de l’humanité. »
« Ainsi, lorsque feu SSR, le père de la nation mauricienne, qui fut aussi un franc-maçon, frère de LTE, introduit l’éducation gratuite à Maurice, afin de permettre à tous les enfants, sans exception, d’avoir accès à l’éducation, cette démarche s’inscrit également dans la démarche de Jules Ferry, Franc-maçon, qui l’avait déjà initiée en France. On voit donc ce même idéal universel qui transcende l’espace pour s’implanter sut toute la surface du globe. »
L’ambassadeur de France Laurent Garnier a choisi d’évoquer, en cette soirée maçonnique française, la longue histoire d’échanges et de coopération entre les deux pays ainsi que le succès qu’a connu Maurice au niveau de son développement économique. Ce développement, réussi en partie grâce à l’encadrement fourni à des secteurs spécifiques dans le cadre de la coopération, a permis à Maurice de se ranger parmi les pays moyennement développés et à cultiver aujourd’hui l’ambition de se hisser parmi les pays à hauts revenus.
De ce fait, la coopération française à Maurice prend un nouveau relief eu égard au nouveau rêve mauricien. Sur le plan de l’éducation, elle vient appuyer les efforts qui se font pour faciliter la formation tertiaire, de sorte qu’une partie importante de cette formation se fasse à Maurice et se complète avec un déplacement à courte durée pour la France, comme cela se fait pour la médecine (4 ans à Maurice et 2 ans en France).
Sur le plan culturel, l’ambassadeur vise une stratégie qui va au-delà de l’assistance ponctuelle pour des travaux de rénovation et de restauration aux deux théâtres, Plaza et Port-Louis, qui font partie du patrimoine affectif mauricien et méritent entretien, maintien et sauvegarde, mais doit aussi brasser large en tenant compte de nouveaux courants qui émergent sur le front culturel.