Une ultime étape majeure devra être franchie avant la cérémonie de signature du contrat d’allocation de métro léger dans le corridor Curepipe-Port-Louis et du démarrage des travaux sur ce chantier, dont le coût est évalué à Rs 24,8 milliards. En effet, la date limite pour la soumission des cotations en vue de l’octroi du Project Management Contract pour la supervision de l’exécution des travaux arrivera à terme à la fin de la semaine. Entre-temps, devra intervenir la confirmation en écrit des détails du montage financier assuré par l’Inde pour la mise à la disposition de Maurice d’une enveloppe de 600 millions de dollars américains en deux volets, soit une ligne de crédit de 200 millions de dollars et des Buyers Credits de 400 millions de dollars. Par ailleurs, le contrat, qui devra être signé avec la firme indienne Afcons Infrastructure Ltd, suite à l’exercice d’appel d’offres, comporte une clause à double tranchant, soit des pénalités en cas de livraison du métro léger après la période d’octobre 2018, soit des compensations aux contracteurs en cas de fin des travaux avant cette date-butoir.
La cellule spéciale constituée à l’hôtel du gouvernement pour le pilotage du Mauritius Light Rail Transit Project en collaboration avec les consultants de la Singapore Cooperation Enterprise s’apprête à recevoir des appels d’offres en vue d’allouer le Project Management Contract pour le suivi des travaux sur le chantier jusqu’à octobre 2018. La date limite est prévue pour demain avec des séances de travail programmées pour la semaine prochaine en vue d’étudier les offres reçues.
En principe, des compagnies, spécialisées dans la gestion ferroviaire en Inde, dont la Delhi Metro Corporation et les Indian Railways, sont susceptibles de prendre part à cet exercice d’appel d’offres. D’ailleurs, des représentants de ces sociétés ferroviaires étrangères avaient été approchés par la haute-commission mauricienne en Inde en vue de s’intéresser aux Bid Proceedings pour le Project Management Contract du métro léger. Officiellement, on préfère attendre l’expiration de la date de clôture pour prendre connaissance du nombre de soumissionnaires ou encore des offres soumises.
« Le Project Management Contract est un aspect extrêmement crucial dans la réalisation du Mauritius Light Rail Transit. À Maurice, nous ne disposons pas de la compétence et de l’expertise nécessaires pour assurer le suivi des travaux sur le chantier. La société, qui décrochera ce contrat, sera responsable de ce volet extrêmement technique du projet de métro léger pour le compte du gouvernement », fait-on comprendre à l’hôtel du gouvernement, qui préfère attendre ce choix avant de procéder à la signature officielle du contrat de Rs 24,8 milliards avec Afcons Infrastructure Ltd. Cette dernière firme indienne s’est associée avec les armateurs ferroviaires européens, Construcciónes y Auxiliar de Ferrocarriles d’Espagne pour la construction des rames de métro pour Maurice.
A ce stade, tout semble indiquer que la signature formelle du contrat majeur de construction du métro léger et celle du Project Management Contract, avec le choix de la société annoncé au plus tôt début novembre, devront coïncider subséquemment. Le coût du Management Contract viendra se greffer sur les Rs 24,8 milliards pour les travaux d’infrastructure.
Pour ce qui est du financement du projet de métro léger, la participation de New Delhi est jugée acquise suite à des consultations menées par Port-Louis avec le gouvernement indien. Une enveloppe de 600 millions de dollars américains devrait être mise à la disposition de Maurice pour la construction, comme suit sous forme de ligne de crédits de 200 millions de dollars américains (Rs 6 milliards environ) avec des taux d’intérêt inférieurs à 1 % par an fournie par le gouvernement indien. Viendront se greffer à cela des Buyers Credits de 400 millions de dollars américains, soit Rs 12 milliards, de l’EXIM Bank de l’Inde. Le taux d’intérêt pourrait être de 2 % annuellement.
La confirmation de l’engagement de l’Inde pourrait être réitérée lors de la visite officielle de la ministre des Affaires étrangères de l’Inde, Sushma Swaraj, durant le week-end. Pour le complément de Rs 7,5 milliards (250 millions de dollars), le gouvernement envisage une incursion sur le marché local avec des LRT Bonds à des taux d’intérêt rémunérateurs.