La réunion syndicale d’Airports of Mauritius qui s’est tenue mardi dernier n’a pas eu l’effet escompté. Retour à la case départ pour les employés, dont une majorité était, selon nos informations, en faveur de l’offre de la direction pour une révision salariale, sauf pour les employés travaillant au département de la sécurité dont fait parti le président du syndicat.
Toutefois c’est le vote de la cinquantaine d’employés, la plupart du département de sécurité qui sont restés jusqu’à la fin de l’assemblée de l’union mardi dernier, qui a été pris en compte avec pour résultat que le syndicat réclame encore deux semaines pour finaliser les négociations. Cependant, au lendemain de cette réunion, l’AMLEU a  proposé deux options aux employés : 1) accepter l’offre du management ; ou 2) opter pour les propositions syndicales, en ligne avec le rapport CAPFOR qui avait pourtant été rejeté il y a trois mois par l’AMLEU.
Une seconde proposition qui étonne plusieurs employés qui ne comprennent pas d’où vient ce Counter proposal syndical, sans aucun avis d’expert. D’autant que la nouvelle scale of salaries (échelle des salaires) avancée par l’AMLEU porterait le salaire du président à la plus haute marche, contrairement aux autres employés qui ne bénéficieraient de pas grand-chose, selon eux.
La réunion du syndicat et du management devant la Commission de conciliation et de médiation (CCM) le 29 juin devait se terminait par une deadlock, selon nos informations, le management estimant que sur les 27 points in dispute, une majorité d’issues avait été réglée. La direction a aussi été pris de court s’agissant de la proposition du négociateur syndical — qui souhaite également négocier sur l’organigramme de l’entreprise — pour une nouvelle échelle des salaires, presque en ligne avec le rapport CAPFOR, pourtant rejeté par l’AMLEU. En effet, dans le rapport de CAPFOR il était question de 11 échelles des salaires que le syndicat a rejetées. D’où la proposition de la direction pour 16 échelles, avec une augmentation de 15 % en ligne avec ce que recommandait le rapport HAY. Or, l’AMLEU souhaite désormais une compression salariale de 12 échelles, toutefois avec une augmentation importante. Ce que nombre d’employés contestent, du fait notamment qu’avec cette proposition, avancée sans aucune expertise en la matière, font-ils ressortir, et qui ferait que le président du syndicat devrait se retrouver au top de l’échelle salariale, comparé aux autres qui ne toucheraient que de minimes augmentations. Plusieurs voix s’élèvent contre cette formulation, estimant que c’est une poignée d’employées, regroupées notamment au sein du département de sécurité qui tente d’avoir la mainmise sur la gestion de l’aéroport.
A l’issue de cette réunion au CCM, le syndicat a finalement réclamé une rencontre en interne avec le management et d’autres réunions informelles au CCM. Affaire à suivre…