Sortie de crise dans l’affaire Innodis Ltd, la grève prévue pour demain étant finalement avortée. À l’issue d’une nouvelle réunion présidée par le ministre du Travail Soodesh Callichurn hier après-midi, une entente a pu être trouvée entre la direction d’Innodis Ltd et la Cold Storage Workers Union (CSWU) concernant deux points de litige.
Le premier point de litige concernait l’abolition du remboursement des “bus fees” et le transfert d’un employé dans une autre société du groupe Innodis Ltd. N’ayant pu trouver un accord avec la direction, la CSWU, affiliée à la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), avait opté pour la tenue d’un vote (strike ballot), le 23 avril dernier à l’unité de production de Roche-Bois et de Phoenix, pour décider de la tenue d’une grève. Des 123 votants, un seul employé s’était prononcé contre cette action syndicale. Au début de ce conflit industriel, le syndicat avait proposé que l’affaire soit référée à l’Employment Relations Tribunal (ERT) mais la direction d’Innodis avait refusé, se prononçant en faveur d’un arbitre privé.  La CSWU, qui a conservé son “stand” concernant le recours à l’ERT, a décidé par la suite d’organiser un “strike ballot”.
Le ministre du Travail, souhaitant à tout prix éviter cette grève, a présidé les négociations entre la direction d’Innodis et la CSWU. Ces négociations ont nécessité deux réunions, la première ayant eu lieu le 30 avril et la deuxième hier après-midi. Les deux parties sont finalement parvenues à un accord. Les deux litiges seront référés à l’Employment Relations Tribunal. Le cas devrait être logé au courant de la journée afin qu’une date soit fixée. La signature de l’accord entre le syndicat et la direction de la compagnie a été effectuée hier en présence du ministre Callichurn. « Nous sommes satisfaits qu’une entente ait pu être trouvée étant donné que, depuis le départ, nous avions suggéré à la direction d’Innodis de porter les deux litiges devant l’instance publique que représente l’ERT. À la suite d’un refus de la direction de la compagnie, nous avons été poussés à mener un “strike ballot” le 23 avril dernier », déclare Atma Shanto, négociateur de la FTU.