La Casino Employees Union (CEU), par la voix de son président, Jayen Moorghen, donne un aperçu des plus chaotiques de la situation qui régnerait au sein des Casinos de Maurice. En plus du sentiment d’amertume qui les habitent, les membres de ce syndicat mettent en lumière l’effet « démoralisateur » que cela provoque chez la majorité des employés. Ils réclament que les autorités adéquates rappellent à l’ordre la direction, au cas contraire, menacent-ils, une descente dans la rue n’est pas à exclure.
Le premier cas concerne une pétition signée par 70 employés du Casino du Domaine les Pailles s’opposant à un transfert dans d’autres casinos. « Certains comptent de longues années de services et les envoyer ailleurs auraient un effet démoralisateur sur eux »,  explique Jayen Moorghen à Week-End. Or, « une minorité d’employés », selon lui, s’évertuent à ce que ces 70 employés « soient transférés sans raison apparentes ».
D’autre part, suivant certaines conditions, explique le président, il a été convenu que certains employés en convalescence travailleraient durant le jour sans pour autant que leurs salaires soient réduits et qu’une fois rétablis, ils auront droit pleinement à leur night shift. Mais force est de constater, dit-il, qu’il n’en a été rien. « C’est de la discrimination. Le rapport salarial veut que celui qui travaille le soir touche 23% plus que celui qui travaille la journée. La direction fait le tri et permet à certains de bénéficier de night shifts au détriment des autres », dénonce Jayen Moorghen.
La Casino Employees Union déplore également le manque de transparence quant au rapport soumis par Me Ramburn concernant la mort suite à un infarctus d’un de leurs collègues. « Il a été dit que ce rapport sera rendu public mais tel n’a jamais été le cas », déplore-t-il. Il souligne, par ailleurs, que les membres du syndicat a beaucoup d’appréhensions et craignent que l’adviser du cabinet, désigné pour éplucher le rapport, le fasse en faveur des intérêts du casino.
Jayen Moorghen espère que les autorités agiront dans l’intérêt de tous les employés et non « pour une minorité qui tienne en otage toute une organisation ». Au cas contraire, menace-t-il, une manifestation sera à prévoir dans les jours à venir.