Le renvoi de 18 employés de l’hotel One & Only Le St-Géran depuis le début de l’année, pour cause d’environnement économique difficile – selon la version officielle de la direction –, a fait l’objet d’une correspondance expédiée au Premier ministre en fin de semaine. La Fédération des travailleurs unis, représentant les licenciés, réclame une intervention de haut niveau pour conduire une enquête sur les relations industrielles dans cet établissement hôtelier.
Le renvoi de 18 employés de l’hotel One & Only Le St-Géran depuis le début de l’année, pour cause d’environnement économique difficile – selon la version officielle de la direction –, a fait l’objet d’une correspondance expédiée au Premier ministre en fin de semaine. La Fédération des travailleurs unis, représentant les licenciés, réclame une intervention de haut niveau pour conduire une enquête sur les relations industrielles dans cet établissement hôtelier.
Commentant la situation actuelle au St-Géran, Atma Shanto, président de la Fédération des travailleurs unis (FTU), déplore tout d’abord la « discrimination » entre les travailleurs locaux et les étrangers. « Only local employees had been laid off whereas expatriate executives are still in post with the same hounourable wages and conditions of employment. How a restructure could touch local employees only ? » s’interroge le syndicaliste, tout en précisant que les licenciés comptent entre 15 et 38 ans de service.
Présentant ce plan de secours, l’hôtel avait évoqué des pertes significatives enregistrées au cours de l’exercice financier 2012, les autres pertes « expected to be incurred » résultant du prolongement de la crise de la zone euro. Ainsi, pour justifier les licenciements, la direction souligne que l’environnement économique difficile l’oblige à revoir ses activités commerciales et à mettre en oeuvre une maîtrise sévère des coûts et une politique d’optimisation des ressources.
Après avoir fourni plusieurs détails concernant le fonctionnement de l’établissement hôtelier au PM, le syndicat devait faire ressortir : « Despite on special occasions such as on public holidays, sundays, christmas eve, christmas, new year eve, new year, these employees have always been present at work thus sacrificing their family life and the future of these 18 employees suddenly turned into a nightmare. »
Le président de la fédération devait adopter un ton politique dans la lettre en rappelant à Navin Ramgoolam que dans plusieurs déclarations publiques, ce dernier a soutenu que le Ptr est le parti le plus moderne à Maurice. « Believe me, in a modern society private sector bosses cannot have the absolute power to hire and fire », avance Atma Shanto, tout en réclamant aussi une enquête sur les travailleurs expatriés.
Dans une déclaration au Mauricien, le syndicaliste ne manque par ailleurs pas de souligner que « les lois du travail en vigueur à Maurice ont grandement contribué à de nombreux cas de licenciements dans le secteur privé ». À cet effet, il réclame au chef du gouvernement de procéder à la révision des deux lois dans les meilleurs délais.