Sollicitant une rencontre avec le chef du gouvernement, CSG-Solidarité souligne que « first of all we wish to state that the amendments presented to the media, entitled Salient features of Amendment do not correspond to those presented by CSG-Solidarité/Joint Negotiating Panel in official meetings we had with the Minister of Labour and Industrial Relations. Some of the core issues have been substantially altered in the interest of the capitalist class ».
La seconde partie de la correspondance adressée au Premier ministre en fin de semaine porte sur une analyse des cinq principales lacunes relevées comme suit :
• Licenciements pour raisons économiques : CSG-Solidarité s’appesantit sur le fait que cet aspect de l’Employment Rights Act représente une divergence fondamentale. Les dispositions de la loi donnent carte blanche aux employeurs pour licencier des centaines de salariés sans aucune justification. Les procédures pour contester les limogeages sont onéreuses.
« The door has been widely open for serious abuses from employers, who can use this clause to fire any number of workers ar any time. Such abuses have indeed occurred and have been officially acknowledged by your Minister of Labour », rappelle CSG-Solidarité.
Le principal point de désaccord syndical porte sur l’institution d’un tribunal, qui de l’avis de CSG-Solidarité, ne pourra mettre un terme aux abus pratiqués par les employeurs et vise à affaiblir les syndicats lors du processus de négociations collectives. CSG-Solidarité est en faveur d’un Redundancy Prevention Board avec des pouvoirs pour déterminer au préalable la validité de tout licenciement en masse.
• Des conventions collectives avec des salariés non-syndiqués : CSG-Solidarité dénonce cette déréglementation des conditions de travail en affirmant que « no responsible government can hand over the workers of the country at the mercy of the economically powerful bosses ». Les syndicalistes dénoncent le tainted argument mis en avant par le ministre du Travail pour justifier sa démarche en s’interrogeant à l’effet que « how can the government reject numerous fundamental ILO recommendations specially designed in relation to the two labour law, and includes only those in favour of employers ? « 
• L’organisation de la grève : CSG-Solidarité conteste la décision de placer tout scrutin pour une grève sous l’égide de la Commission pour la Conciliation et la Médiation, un organisme d’État. Cette procédure est présentée comme susceptible de miner le principe de négociations collectives.
• Le droit de former des syndicats : CSG-Solidarité maintient que les amendements Mohamed constituent une entrave au droit fondamental de tout employé de se syndiquer, et sont en violation de la clause 22 de l’International Covenant on Civil and Political Rights, dont Maurice est signataire, et également de la Section 13 de la Constitution.
• Le travail contractuel : le constat des abus au travail contractuel est évident, alors que « the new amendments have only lowered the 12 months service criteria to six months. The denial of some basic rights to workers who are employed on contractual or seasonal labour will still prevail with these half-baked amendments ».