Le Fact Finding Committee confié à l’ancien magistrat de la Cour intermédiaire et actuel président de l’ICTA Tribunal, Denis Vellien, a établi à la mi-journée une première prise de contact avec Rehana Ameer, syndicaliste et ancienne employée de la station de radio et de télévision nationale, et la direction générale de la MBC. Les deux principales parties en compagnie de leurs conseils légaux ont été convoqués par le président du Fact Finding Committee pour élaborer un programme de travail préliminaire en vue d’élucider les circonstances et les raisons derrière le licenciement de Mme Ameer.
À ce stade, il est quasi certain que les auditions des parties et d’éventuels témoins se dérouleront en présence de l’ancien magistrat Denis Vellien dans les locaux de l’ICTA Tribunal au premier étage de la Stratton Court à rue La Poudrière. Les séances de travail se dérouleront à huis clos. La raison derrière cette décision est que « cette affaire relève des relations entre un employé et son employeur ».
Pour le démarrage des travaux à la mi-journée, le président de l’ICTA Tribunal a exprimé le souhait de pouvoir rencontrer la syndicaliste licenciée en compagnie de son homme de loi, Me Dev Ramano, d’une part, et le directeur général de la MBC Dan Callikan ou le président du conseil d’administration de la station de radio et de télévision nationale Claude Narain avec les conseils légaux de la Corporation.
Dans les milieux proches du Fact Finding Committee, l’on souligne que « les travaux ne devront tirer en longueur et le plus rapidement le travail sera accompli, mieux ce sera ». Mais à ce stade, aucune date limite n’a été imposée pour la conclusion de ces travaux. De son côté, le président de l’ICTA Tribunal a évité de faire de déclaration publique compte tenu du devoir de réserve que lui impose cette tâche.
La décision de nommer un Fact Finding Committee a été prise par le Premier ministre Navin Ramgoolam lors des délibérations du conseil des ministres de vendredi dernier. Au cours de la semaine écoulée, Rehana Ameer a annoncé sa décision de se mettre en grève de la faim compte tenu du blocage dans sa lutte pour se faire reconnaître ses droits en tant que syndicaliste et pour réparer l’injustice de son licenciement abusif par la direction générale de la MBC.
Toujours la semaine dernière, Rehana Ameer a rencontré le leader de l’opposition Paul Bérenger pour une séance de travail et pour lui présenter un dossier complet sur son cas. D’ailleurs lors du point de presse hebdomadaire, le leader du MMM a soutenu, samedi, que Rehana Ameer a été victime « d’une injustice révoltante » et a réclamé que le rapport Vellien soit rendu public à la conclusion des travaux. En début de la séance parlementaire d’hier, tous les parlementaires se sont retrouvés avec un dossier complet sur son cas compilé par la syndicaliste licenciée abusivement.