Le sort infligé à la main-d’oeuvre étrangère, en particulier des ressortissants venant du Bangladesh, est de nouveau décrié. Ainsi, le cas des 122 travailleurs étrangers à l’usine de Ji Yun Knitting Fabrics Ltd de Goodlands a été porté ce matin devant le ministère du Travail et des Relations industrielles vu la menace de déportation, pesant sur une vingtaine d’entre eux pour avoir osé protester contre leurs conditions de travail. Un autre groupe de 25 employés étrangers d’une unité industrielle opérant à Centre-de-Flacq est également descendu à Victoria House ce matin pour se plaindre des actes d’agression physique contre leur personne et les conditions de travail, s’apparentant à « lesklavaz ».
Depuis la fin de la semaine, les 122 ressortissants du Bangladesh de Ji Yun Knitting Fabrics Ltd protestent contre des changements substantiels dans leurs conditions de travail. Ils maintiennent que les nouveaux targets imposés par la direction de l’usine sont trop élevés et qu’ils n’arrivent plus à « meet the target ». Ils protestent contre l’attitude des responsables, qui les « maltraitent et les bousculent » au moment du décompte de la journée de travail. Les conditions de logement et de système sanitaire sont également considérées comme étant « extrêmement déplorables ».
Ces travailleurs étrangers, accompagnés du syndicaliste Fayçal Ali Beegun, ont rencontré des officiels du ministère du Travail pour expliquer leurs problèmes et pour faire comprendre que si des menaces de déportation sont exécutées contre la vingtaine de leurs compatriotes, ils se mettront en grève. Les officiels du ministère ont convaincu les protestataires de reprendre leur travail demain matin et qu’une On-site inspection par le ministère se déroulera à partir de 10 heures demain.
Presque au même moment, ce matin, une vingtaine de ressortissants du Bangladesh, travaillant dans une usine à Centre-de-Flacq, sont venus se joindre au groupe au ministère du Travail. Ils allèguent qu’ils ont été agressés durant le week-end et que des dépositions ont été consignées au poste de police de la localité. Leurs conditions de travail, telles qu’ils les décrivent, ressemblent à de « lesklavaz » car ils doivent travailler de 7 h 30 à minuit les jours de semaine, de 7 h 30 à 19 h  le samedi et jusqu’à 17 h 30 le dimanche. « Ils avancent qu’ils n’ont pas de Food Vouchers ou de Meal Allowance. Leur cas a été rapporté à la Migrant Unit du ministère et il y a même un travailleur étranger qui est porté manquant, lequel cas n’a pas encore été rapporté à la police », a ajouté le syndicaliste Fayçal Ali Beegun.