Le syndicat de la State Insurance Company of Mauritius (SICOM) Ltd réclame la nomination au plus vite d’un commissaire pour la révision salariale. Avec le prochain exercice qui devrait se tenir en juillet, la SICOM Employees Union (SICOMEU) craint que celui-ci soit compromis ou retardé. Les dirigeants de ce syndicat appellent le ministre de la Bonne gouvernance à se saisir de ce dossier.
« Depuis l’année dernière, nous avons adressé une requête à la direction de la SICOM pour participer aux discussions dans le cadre du prochain exercice de révision salariale qui doit se tenir en juillet, mais à ce jour aucun commissaire n’a été nommé », affirme Satyenbose Hoolas, porte-parole de la SICOM Employees Union, affiliée à la Federation of Parastatal Bodies & Other Unions (FBPOU). Avec l’échéance qui se rapproche, les dirigeants de ce syndicat craignent que la direction de la SICOM ne soit en train d’utiliser des « delaying tactics » pour la nomination d’un commissaire pour la révision des salaires. Notre interlocuteur fait en effet le parallèle avec l’épisode de reconnaissance salariale en 2014 où le syndicat a dû longuement lutter pour obtenir ce statut auprès de la direction de la SICOM, jusqu’à recourir à l’Employment Relations Tribunal (ERT) pour la tenue d’un vote à bulletin secret. Ce qui a abouti en avril 2014 à un ordre, en l’occurrence un Award de l’Employment Relations Tribunal intimant la direction de la SICOM à reconnaître la SICOMEU comme syndicat pour défendre les intérêts des employés.
Le syndicat fait appel au ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers pour nommer un commissaire indépendant au plus vite. « Si le ministre Roshi Bhadain n’arrive pas à mettre de l’ordre à la SICOM, nous faisons appel au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth », soutient le syndicaliste. La dernière révision salariale au sein de la compagnie d’assurances d’État date de 2013. Plusieurs demandes à travers des correspondances ont été adressées à la direction par le syndicat pour faire partie du comité de discussions.
Autres litiges qui demeurent en suspens : le bonus de productivité qui n’aurait pas encore été payé depuis 2015, les “vacation leaves”, les heures d’entrée ou encore le paiement de “long sick leaves”. Satyenbose Hoolas fait remarquer que lorsqu’un employé doit prendre un long congé de maladie, il est forcé de prendre un “leave without pay”. Suite à ces nombreuses doléances, le syndicat n’écarte pas la possibilité de descendre dans la rue afin d’exprimer son mécontentement.