La SICOM Employees Union invite le ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers à intervenir pour améliorer les relations industrielles au sein de la compagnie. Bose Hoolas, le président, rappelle que le syndicat a mené « une longue lutte pour la reconnaissance » mais que, malgré cela, « le management refuse le dialogue ». D’où l’appel lancé au ministre Sudhir Seesungkur.
La SICOM Employees Union avait déjà adressé une lettre au ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers lors de sa prise de fonction, en février dernier. Mais à ce jour, aucun rendez-vous n’a été fixé avec le principal concerné, et ce en dépit de différentes tentatives. « Nous lançons un nouvel appel. Faute de quoi nous serons contraints de prendre les actions appropriées, également au niveau de la fédération », dit Deepak Benydin, président de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions, à laquelle est affilié le syndicat des employés de la SICOM.
Ce dernier regrette également que la direction de la compagnie n’ait uniquement rendu public qu’une partie du rapport salarial. « Dans un souci de transparence, il fallait aussi nous présenter le rapport concernant le salaire des membres de la direction. Car il s’agit de l’argent public. Pourquoi a-t-on donné la partie concernant les travailleurs uniquement ? » se demande-t-il. Il souligne également qu’un Procedural Agreement a été signé entre le syndicat et la direction. Dans ce contexte, un Joint Negociation Committee doit se réunir tous les mois pour discuter des relations industrielles. « Mais cela fait six mois que nous attendons toujours une rencontre. »
De son côté, Bose Hoolas déplore le fait que la direction ait demandé aux employés de signer l’Option Form avant même la présentation du rapport salarial. « Généralement, comme c’est le cas pour le PRB, on présente le rapport et ensuite on demande de signer. Mais là, c’est le contraire. » La SICOM Employees Union réclame également le recrutement d’un responsable des ressources humaines pour faire le lien avec les travailleurs. « Nous souhaitons qu’un représentant des travailleurs siège au Board of Directors. Car si la compagnie fait des profits, il y a aussi la contribution des travailleurs, quel que soit leur statut. »