La manifestation prévue hier devant l’usine Texto Ltée, située à Vallée-des-Prêtres a été annulée de justesse après l’intervention du ministère du Travail hier. Une réunion tripartite avait été organisée le matin même entre les représentants de l’usine et le syndicat pour discuter des points litigieux, notamment le non-paiement de la contribution au National Pensions Fund (NPF). La direction a donné l’engagement de régler la somme due dans un délai de trois ans.
Les syndicalistes avaient l’intention d’attirer l’attention, à travers une manifestation, sur la « dégradation » des relations industrielles au sein de cette usine, qui s’est retrouvée au coeur de l’actualité en mai 2015 avec la suppression de l’emploi d’une quarantaine de personnes. L’Export & Other Enterprises Employees Union, affiliée à la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), comptait également dénoncer des litiges en suspens comme le non-paiement au NPF d’une somme de Rs 3,5 M. La manifestation prévue pour midi hier a été finalement annulée et le syndicat a par la suite a tenu une conférence de presse pour commenter les retombées de cette réunion tripartite.
Atma Shanto, porte-parole de la FTU, a expliqué que lors de cette rencontre, les responsables de Texto Ltée ont informé le ministère qu’ils sont tombés d’accord avec le ministère de la Sécurité sociale pour rétablir le solde impayé représentant les contributions au NPF dans un délai de trois ans et que la somme due pour le mois de février 2015 a été payée au NPF le 13 janvier 2016. Selon le syndicat, depuis octobre 2014 l’usine n’honorerait pas ses engagements à ce niveau, ce qui représenterait une somme cumulée de quelques Rs 3,5 M.
Texto Ltée a également notifié le ministère que la contribution de décembre 2015 sera payée à la fin de ce mois et que la compagnie « will pay every current month at the end of each month » et que d’emblée, à partir de février 2016, elle « will start paying the dues and together the employees who had already reached the retirement age ».
Selon un haut cadre du ministère, la réunion s’est déroulée de manière positive et les deux parties ont trouvé un accord. Toutefois le syndicat préfère demeurer sur ses gardes. « Nous allons suivre de très la situation. Ce qui nous importe est ce que les conditions de travail soient toujours respectées », déclare Atma Shanto. Le syndicat en appelle également à une restructuration de la production en prenant en considération le facteur humain et le respect des droits des travailleurs. Atma Shanto a évoqué la détérioration de l’état des relations industrielles dans cette usine en dénonçant un « langage abusif » utilisé par les chefs de département. Le syndicaliste a également fait appel pour que le paiement des salaires se fasse « in due time ».