« On ne peut pas continuer à nous mener en bateau. Nous avons attendu plus de deux ans et demi et aujourd’hui, la direction fait marche arrière. Trop, c’est trop! Nous allons agir en conséquence. » C’est le cri d’amertume lancé par les employés de la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP) Shop qui se sont vus, cette semaine, refuser leur augmentation salariale de 21,5% réclamée.
Une hausse qui avait, pourtant, été acceptée par le CEO lors des négociations antérieures. Mais lundi dernier, lors d’une réunion au ministère du Travail, le HR Committee présidé par Reshad Molaye a fait savoir qu’il ne signerait pas cette requête. Et d’autres réclamations du syndicat ont également été rejetées. D’où la colère grandissante chez les employés de la Duty Free qui estiment leurs droits lésés. Une énième rencontre entre le syndicat aura lieu ce mardi au ministère du Travail en présence du CEO. En cas de non-conclusion du Collective Agreement, les employés qui se réuniront en Assemblée spéciale, vendredi prochain, décideront d’une grève générale au plus vite.
Les allées et venues incessantes devant le ministère du Travail n’ont que trop duré, estiment les employés de la Duty Free qui se sont vus, cette semaine, refuser une hausse salariale due depuis plus de deux ans. Amers, ils estiment que la direction de la MDFP est en train de bafouer leurs droits. Ce qui écoeure davantage les employés est que la hausse salariale de 21,5% sur laquelle ils étaient parvenus à un accord avait été approuvée par le CEO. Aujourd’hui, elle est remise en question par le chairman du HR Committee, Reshad Molaye qui trouve inacceptable ce que le management a déjà accepté.
Qui plus est, déplorent les employés, plusieurs de leurs  acquis pendant des années ont été revus, dont l’annulation des overseas leaves avec un mois de salaire payant et un autre mois non payant, l’annual incrément automatique dépendant du temps de service qui passera désormais par un jugement des compétences, les allocations de grooming de Rs 300 mensuellement qui reviennent à Rs 1350 par an, l’annulation des allocations de mileage, etc. « Nous avons vécu des moments très difficiles sous l’ancienne direction, mais là c’est vraiment trop », disent les employés qui n’écartent pas la possibilité d’une grève générale. S’il n’y a aucun développement positif lors de la réunion prévue ce mardi au ministère du Travail,  ils décideront de la marche à suivre lors de l’Assemblée générale spéciale qu’ils tiendront vendredi prochain.