Holi, la fête de couleurs, célébrée hier à travers l’île, est l’occasion pour les dévots de s’asperger d’eau et de poudre de toutes les couleurs. Au-delà de cette atmosphère de liesse populaire, cette fête revêt une signification plus profonde et célèbre la victoire du bien sur le mal. Dimanche soir, suivant la tradition, les fidèles ont brûlé une effigie de Holika. La fête a été quelque peu perturbée par la pluie qui est venu jouer au trouble-fête dans certains endroits.
En Inde, Holi marque la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Les arbres fleurissant à nouveau, les champs sont en fleurs et les dévots offrent des prières à Dieu afin que la récolte soit bonne.
Dans plusieurs endroits de Maurice, des bûches en bois ont été placées dans les lieux publics – comme à Solferino, Clairfonds, Highlands et Triolet – et des matériaux combustibles ont été utilisés pour la représentation de Holika. Après des rituels, le prêtre ou le chef du village allume le feu pour réduire en cendres l’effigie de Holika, qui représente le coté négatif de l’homme.
Plusieurs légendes sont associées à la fête Holi. La plus connue est l’histoire de Prahlad et de Hiranyakshyap. Celui-ci se considérait comme un Dieu et voulait que tous le vénèrent. Son fils, Prahlad, n’était pas de cet avis et il se mit à vénérer le Dieu Vishnu. Afin de se débarrasser de son fils, Hiranyakshyap, qui savait que sa soeur Holika avait le pouvoir de rester indemne au feu, demande à Prahlad de s’asseoir sur un bûcher en flammes, tout en tenant son neveu Prahlad sur ses genoux. Prahlad a eu la vie sauvée grâce à sa dévotion tandis que Holika a été réduite en cendres.
Une autre légende évoque le sacrifice de Kaamadera, qui risqua sa vie pour retirer le Dieu Shiva de sa méditation. C’est pour cette raison que les gens dansent, chantent et participent à des compétitions de “chawtaals”. Le vermillon est le symbole de joie et d’amour.