Leurs religions et leurs croyances ne les empêchent pas de mener leurs vies normalement. Ces jeunes vivent pleinement leur vie de croyants et de pratiquants en observant le jeûne, en participant à des sessions de prière et en vivant selon les préceptes de leurs religions. Mais comme tous les jeunes de leur âge, ils se disent branchés mode ou coupe de cheveux, font la fête, sont membres de formations musicales, s’adonnent à leur passion de manière normale. Pour eux, être pieux et religieux ne veut pas dire être malheureux et arrêter de vivre.
À quelques jours de la fête Maha Shivaratree, Sanjiven Marday s’est lancé dans la réalisation de la sculpture qui lui servira de kanwar pour le pèlerinage vers le Ganga Talao. Qui dit préparation pour la marche dit également jeûne pour ceux qui sont de foi tamoule. Le carême se résume principalement à une interdiction stricte des repas non-végétariens et des activités de tous les jours, souligne Sanjiven Marday. Il ajoute : “Les traditions familiales chez les Tamouls veulent que pour toutes les fêtes religieuses, nous observions une dizaine de jours de carême.”
Photographe et designer de métier, Sanjiven Marday avoue qu’il n’est pas possible pour lui d’être tout le temps discipliné. “Je me retrouve à faire des photos artistiques pour la promotion d’une marque de lingerie, par exemple. Ça fait partie de mon travail, que je ne peux négliger. Donc, carême ou pas, ma passion pour la photographie ne changera pas.” Sanjiven Marday doit également se rendre à des soirées dans les pubs, par exemple, mais ça ne l’empêche pas d’être au temple les vendredis soir pour les prières hebdomadaires, avant de se rendre à une soirée branchée. “Du moman ki ou for dan latet, ou kapav manz ek li ek kapav ena enn lavi normal ek relizie an mem tan.”