Pour ne pas rompre avec la tradition, la communauté musulmane Ahmadiyya a reçu à dîner bon nom de leurs compatriotes toutes confessions confondues dans le sillage de l’Eid-ul-Fitr. C’était en début de semaine à la Nusrat Mosque à la rue Rémy Ollier à Quatre-Bornes. Parmi les notables présents, les ministres Ravi Yerrigadoo (justice) et Pradeep Roopun (autonominisation), des membres de l’Assemblée nationale, des religieux, des maires et conseillers, des professionnels de tous bords, le vice-Premier ministre et ministre du Tourisme qui s’est félicité de sa 11e participation à cet incontournable Eid Dinner qu’organise la communauté musulmane Ahmadiyya chaque année.
La fonction a démarré avec la traditionnelle récitation des versets du Saint Coran célébrant la générosité débordante, la munificence, l’omnipotence et l’omniscience de Dieu. Récitation on ne peut plus appropriée — Eid signifiant “retour à Dieu”— ce pour lequel le musulman a oeuvré durant tout le mois de Ramadan. Après cela, les invités ont observé une minute de silence pour les victimes du terrorisme dans les différentes parties du monde. Un vidéoclip a présenté le Calife de l’Ahmadiyya dans ses tournées dans divers pays du globe, apportant le message de paix et d’amour du saint Prophète de l’Islam.
Dans son allocution, le vice-Premier ministre Xavier Luc Duval a rappelé les différentes invitations venant de divers milieux qu’il a personnellement eus pour participer à la rupture nocturne du jeûne. Faisant référence au message de paix du Coran, il s’est félicité  du fait que Maurice figure parmi les dix pays les plus paisibles au monde. De son côté, l’Amir de la communauté Ahmadiyya, M. Moussa Taujoo, a souligné le fait que, contrairement aux clichés montrant le prophète de l’Islam comme un sanguinaire, celui-ci est en réalité un messager de paix et de réconciliation, celui dont la parole et l’acte sont empreints d’amour.
L’Amir a cité le manuscrit découvert en l’église de Sainte-Catherine et attribué au prophète de l’Islam où ce dernier prône le respect de tous les croyants, de tous les lieux de prière, qu’ils soient ceux de musulmans, de juifs ou de chrétiens. Cela ramène au vidéoclip de la soirée où le Calife rappelle qu’un membre de l’Ahmadiyya doit s’en tenir, en tout temps et en tous lieux, à ce slogan exemplaire: «Amour pour Tous, Haine pour Personne». C’est en quelque sorte l’épitome de l’Islam. Doit-on ici rappeler que l’Ahmadiyya cite nommément les avatars de toutes les religions et insiste pour qu’ils soient reconnus comme des hommes de Dieu?