Le vendredi 6 mars, des femmes de plus de 170 pays du monde observent la Journée mondiale de Prière (JMP). Un événement où tout le monde est bienvenu. A Maurice, la célébration de la JMP débutera à l’église presbytérienne de St André à Rose-Hill à 16 h.
La Journée mondiale de Prière est un mouvement de femmes chrétiennes qui se réunissent chaque année pour observer une journée commune, et qui gardent contact au cours de l’année pour prier et servir. Ce mouvement réunit des femmes de plusieurs races, cultures et traditions dans l’amitié et l’amour pendant toute l’année. A travers la Journée mondiale de Prière, les femmes autour du monde affirment leur foi en Jésus-Christ. Elles partagent leurs espoirs et leurs craintes, leurs joies et leurs souffrances, leurs visions et leurs besoins. En cette Journée, les femmes sont amenées à s’enrichir de l’expérience de foi des chrétiennes d’autres églises, d’autres pays. Elles sont amenées à servir leurs talents dans et pour la société. A travers le mouvement, les femmes affirment que la prière et l’action sont inséparables, que les deux ont une influence importante dans le monde.
De Mary James à Helen Montgomery et Lucy Peabody
En 1887, Mary James, l’épouse d’un pasteur presbytérien, mère de sept enfants et, en ce temps-là, présidente du « Board of Home Missions » de l’Eglise Presbytérienne aux Etats-Unis, observait le monde autour d’elle et se prit de compassion en voyant la misère et l’environnement sordide dans lesquels beaucoup de gens vivaient. Son pays ne s’était pas rétabli de la guerre civile si amère ;  l’affranchissement des esclaves n’avait pas porté les fruits que les hommes avaient espéré obtenir. Les immigrés, en cherchant une vie nouvelle, avaient trop souvent trouvé leurs espoirs écrasés dans les habitations sordides, par le manque de travail et par les préjudices. Elle réclama une Journée mondiale de Prière pour une confession des péchés individuels et nationaux avec offrandes qui montrent la pénitence. Mme James était convaincue que la motivation et la confiance complète en Dieu étaient indispensables, et c’est ce qui a mené à une observation annuelle de la Journée mondiale de Prière.
En 1890, deux membres de l’Eglise baptiste, Helen Montgomery et Lucy Peabody, firent un appel pour une Journée de Prière pour les Missions de l’Eglise Outre-mer.  Leurs intérêts particuliers étaient surtout l’alphabétisation et des centres éducatifs de femmes en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. Avec le temps, les deux journées fusionnaient et le mouvement s’étendait au Canada. Après la Conférence mondiale missionnaire à Jérusalem en 1928, beaucoup de femmes entendirent parler de ce jour de prière et le mouvement s’étendit partout en Europe et en Afrique du Sud. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, des femmes dans ces pays où la mort et la destruction ont frappé, et où les blessures du racisme et de la haine étaient encore vivaces, et où le rétablissement des valeurs morales était une priorité, ont ressenti une plus grande responsabilité pour la mission du Christ dans un monde déchiré. La Journée mondiale de Prière leur donnait une plate-forme oecuménique où elles pouvaient travailler, et s’exprimer d’une façon nouvelle. Les femmes s’unissaient pour planifier, pour organiser et pour diriger des cultes.   Aucune barrière créée par l’humanité n’était insurmontable.
Vers la création d’un comité international en 1968
Le développement du mouvement dans le monde entier imposa une nouvelle manière de voir les choses. Il fallait que l’organisation et la responsabilité de la Journée mondiale de Prière soient assumées par des représentantes de toutes les nations. Un comité international fut créé à cet effet en 1968 et se réunit tous les quatre ans dans une partie du monde différente. Ce forum réunit les représentantes des Comités nationaux et régionaux.
En 1975, Mme France Levantard, Secrétaire des Ecoles Ménagères à Maurice, eut le privilège de se rendre en Europe pour assister à un congrès de femmes venant de différents pays, et, par la même occasion, eut la joie d’assister à une réunion de prière dans le cadre de cette Journée. Mme Levantard répandit l’idée à son retour au pays, et en 1976, l’île Maurice emboîtait le pas.
La célébration aux Bahamas décidée en 2007
Lors de la réunion quadriennale de 2007, à Toronto, Canada, les Bahamas ont été choisis comme pays en charge de rédiger les textes qui seront lus lors de la JMP 2015, ayant pour thème : « Jésus leur dit : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? » ». « Nous avons ressenti une immense joie, une grande bénédiction et un grand honneur d’être désigné comme comité pour accueillir la directrice exécutive sortante Eileen King, ainsi que la nouvelle directrice exécutive Rosângela Oliveira, lors du premier atelier de rédaction en mars 2012, pour préparer l’office de la JMP 2015 », disent fièrement les dirigeantes de la JMP/Bahamas. La Journée mondiale de prière est aujourd’hui célébrée dans six îles des Bahamas: New Providence, Grand Bahama, Eleuthera, Andros, Exuma et Abaco. Le comité espère réunir toutes les îles lors de la célébration de l’office en 2015.
Le comité actuel est dirigé par une jeune femme baptiste, Vernita Davis, en collaboration avec une soeur catholique romaine, soeur Annie Thompson, O.S.B. et liaison CIJMP; Barbara Sawyer est anglicane et officie en tant que caissière. Annette Poitier officie en tant que membre et consultante du comité. Les quatre femmes vivent à New Providence. Venant des autres îles, se trouvent Annamae Dorsette, membre de la Church of God et vice-présidente JMP, de l’île d’Andros, puis le plus jeune membre Tiffany Smith, secrétaire, de Grand Bahama, Révérende Rubie Nottage, de New Providence, consultante théologienne. Comme remplaçantes, la JMP/Bahamas fait appel à la révérende Isolene Rolle, Baptiste, et à June Ferguson, de la Community Church.