La Maison Universelle de Justice, l’Institution Suprême de la Foi bahá’íe, a confié à sa jeunesse l’organisation et l’animation de 114 conférences. Etalées sur une période quatre mois, de juillet à octobre. C’est ainsi que durant cette période les jeunes du monde entier ainsi que des jeunes d’autres religions et cultures se sont rencontrés et se rencontrent toujours pour évaluer, analyser et planifier l’avenir de leurs communautés en s’engageant dans des actes de service tels que des classes de valeurs morales pour les enfants et pour les préjeunes.
Dans le cadre de ce programme ambitieux, les jeunes des îles de l’océan Indien, à savoir Madagascar, Maurice, Rodrigues, la Réunion et les Seychelles, se sont réunis à Antananarivo du 2 au 4 août 2013. A une époque où les gouvernements se réunissent régulièrement pour discuter de l’économie, la sécurité nationale et le changement climatique sans jamais impliquer les jeunes, cette conférence a misé sur la participation active de ces derniers. Ainsi, la Conférence d’Antananarivo a vu une masse de quelques centaines de jeunes traverser ses portes. La plupart des participants sont venus de Madagascar, ce qui a renforcé encore le caractère historique de l’événement.
Quatre thèmes pour une manifestation inédite
Etaient présents à cette manifestation inédite, non seulement les jeunes de la communauté bahá’íe, mais aussi des jeunes d’autres religions et cultures. Ils partageaient tous la même vision, inspirée par les enseignements de Bahá’u’lláh, le Prophète-fondateur de la Foi bahá’íe qui est d’aider au développement spirituel et social de ceux qui les entourent, en particulier ceux qui sont plus jeunes qu’eux. Peu après la clôture de la Conférence, les jeunes ont regagné leurs pays respectifs et ont déjà commencé à implémenter leur plan individuel et collectif.
Durant la conférence, il a été rappelé aux participants que le désir d’apporter des changements constructifs et la capacité d’offrir un service significatif ne sont limités à aucune race ou nationalité, ni par des ressources matérielles mais sont favorisés par l’unité de l’humanité, l’amitié et l’aspiration commune de travailler pour un monde meilleur. Les thèmes étudiés pendant la Conférence étaient « La période de la jeunesse », « Le début de l’adolescence », « Favoriser l’aide et le soutien mutuels » et « Les jeunes et la construction communautaire » et « Contribuer à l’avancement de la civilisation ».
Le premier thème de la Conférence a permis aux participants de prendre conscience du fait qu’être jeune dans un monde enclin aux forces négatives au niveau social, spirituel, économique et politique, est un défi à relever car beaucoup leur sera demandé pour aider à améliorer et contribuer au développement spirituel et social en puisant dans les forces constructives de la société et en canalisant leurs énergies dans un service désintéressé à la société — service qui leur permettra de voir tous les aspects de la vie d’une façon cohérente, qui contribuera aussi à leur propre croissance, au progrès social, et surtout augmentera leur capacité à accompagner ceux qui sont plus jeunes. La Conférence d’Antananarivo aura aidé les participants à revoir leur responsabilité en tant que jeunes bâtisseurs d’une nouvelle civilisation.
Autonomisation spirituelle des pré-jeunes
La Conférence a insisté sur le fait que les adolescents ont besoin d’un environnement propice au développement de leurs qualités spirituelles et qui leur inspire de l’enthousiasme pour apprendre et pour accomplir des actions significatives. Les jeunes, du fait qu’ils comprennent les expériences de l’adolescence, peuvent jouer un rôle crucial dans cette perspective. L’appel a donc été lancé à ces jeunes d’assumer cette responsabilité sacrée qui est d’aider les plus jeunes dans leur développement moral, physique, psychologique et intellectuel car ce sont eux qui s’engageront à servir comme animateurs dans le programme d’autonomisation spirituelle des pré-jeunes.
Très inspirante et motivante, la Conférence des jeunes à Antananarivo a aidé ces derniers à découvrir qu’ils sont dotés d’un pouvoir qu’ils ignoraient jusqu’ici, un pouvoir capable de mener à la transformation de la société pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, ensemble, nous pouvons changer le monde.