La communauté hindoue célèbre aujourd’hui le Raksha Bandhan, fête annuelle des frères et soeurs. Pendant toute la journée, dès le lever du soleil, des rakhees (cordelettes multicolores assorties de symboles du swastika et de aum) sont attachées autour du poignet droit du frère et des ladoos sont échangés.
Cette fête consacre l’affection que porte la soeur pour son frère et la protection que ce dernier lui assure. Plusieurs rites marquent le Raksha Bandhan : le nouage du raakhi au poignet droit du frère qui rappelle à ce dernier qu’il doit affection et protection à sa soeur, l’aarti ; l’application de la poudre sacrée (chaudon) sur le front du frère, soit le tilak qui symbolise la reconnaissance de la force et l’échange de gâteaux sucrés. Le Raksha Bandhan symbolise également l’amour, la fraternité, la dévotion et le respect mutuel. Le noeud de protection vise à chasser les esprits maléfiques et à assurer la protection du frère.
Cette fête remonte aux sources de la civilisation indienne. On retrouve ses traces dans les Puronas, le Ramayana et le Bhagavad Gita. Ainsi au début du Ramayana, Bali, roi des singes, est rendu invincible grâce au raakhi qui avait été attaché à son poignet par sa femme. Dans la Bhavagad Gita, le dieu Krishna conseille à Yuddhistir, chef des Pandavas, d’observer la cérémonie de raksha pour se protéger des assauts de ses cousins, les Kauravas.