À Maurice depuis le 13 juin, sur l’invitation de Marcel Chowriamah, de l’Indo Mauritian Catholic Association (IMCA), le Dr Edward Ted Ulrich, professeur en Religions comparées à l’Université de Saint-Thomas, dans le Minnesota, aux États-Unis, a animé une conférence sur le dialogue interreligieux dans le monde d’aujourd’hui. C’était hier, sous l’égide du Conseil des Religions, à l’Université de Maurice. Dans un entretien avec Le Mauricien, le Pr Ulrich souligne que « Maurice dispose d’un riche terrain pour le dialogue interreligieux que les autres pays n’ont pas ». À ceux qui lui demandent comment le monde peut aujourd’hui relever les défis par rapport au dialogue interreligieux, le spécialiste en la matière répond qu’il faut commencer par une étape très simple, qui est d’apprendre à connaître la religion de l’autre.
« Maurice est un pays unique en termes de possibilités de dialogues interreligieux, cela du fait de la variété des religions qui y existent », se dit d’avis le Pr Ted Ulrich, qui en est à sa première visite dans l’île. Établissant une comparaison avec les États-Unis, celui qui enseigne les “Religions du Monde”, l’hindouisme et le bouddhisme et qui initie ses étudiants aux traditions théologiques chrétiennes entre autres, relève que s’il existe également plusieurs communautés dans son pays, celles-ci ne sont pas nécessairement en contact l’une avec l’autre. Alors qu’à Maurice, c’est notamment le proche contact entre les diverses traditions religieuses qu’il dit noter comme différence.
Quelle est l’importance du dialogue parmi les religions ? « Prenons l’exemple de Mahatma Gandhi qui a reçu des valeurs hindoues parmi lesquelles la non-violence. Il a utilisé ce principe pour militer pour la paix. Des décennies plus tard, Martin Luther King, de confession baptiste, a repris ce même principe pour mettre fin à la ségrégation et ce principe a changé la vie des Américains ».