Ce matin, des inspecteurs de la municipalité de Port-Louis, accompagnés de policiers, sont descendus dans les rues de la capitale dans le but de mener un exercice de communication auprès des marchands ambulants concernant l’exercice de relogement qui a débuté hier. Mais leur tâche sur le terrain s’est avérée quelque peu compliquée, des inspecteurs ayant été pris à partie par un groupe de marchands ambulants à la gare du Sud. Cette opération a failli dégénérer car certains se seraient montrés menaçants envers les employés de la mairie.
L’incident s’est produit durant la matinée. Deux groupes d’inspecteurs municipaux ont été formés pour quadriller le secteur nord et sud de Port-Louis dans le but de rencontrer les colporteurs et de leur expliquer la démarche des autorités pour les reloger temporairement aux places Decaen et Immigration prévues à cet effet. L’étape de relogement a débuté, rappelons-le, hier et prend fin le 15 de ce mois. Après cette date, aucun marchand ambulant n’aura le droit d’opérer à Port-Louis. Le but de la sortie des inspecteurs, explique une source, était d’informer les marchands ambulants que l’exercice de relogement avait débuté et de les encourager à occuper leurs étals.
Mais la démarche de la municipalité n’a pas été appréciée, car ces colporteurs ont fait montre de leur colère face aux inspecteurs. Ces derniers parlent de « tentatives d’intimidation » et déplorent n’avoir pu accomplir leur travail comme prévu. L’opération de sensibilisation et de communication a donc été interrompue. « Ce genre de réactions est inacceptable. Les autorités veulent apporter un nouveau souffle à la ville de Port-Louis et régler la situation des marchands ambulants, mais ces derniers ne semblent pas vouloir coopérer. Ils rendent la tâche encore plus difficile. Nous souhaitons qu’ils se montrent plus coopératifs afin que la mairie puisse terminer le travail qu’elle a commencé », déclare une source à la municipalité de Port-Louis. Selon celle-ci, la démarche de ce matin était entreprise « de bonne foi ». Et de poursuivre : « Nous sommes descendus dans les rues afin de sensibiliser les colporteurs. Malheureusement, les choses ont dégénéré. »