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La situation des marchands ambulants de la Capitale par rapport à leur relogement temporaire suscite de vives inquiétudes. L’endroit où ils devront être relogés n’est toujours pas connu alors qu’ils ont été ordonnés d’évacuer la gare Victoria d’ici fin octobre.

Anxieuse, la Street Vendors’ Association réclame une rencontre urgente avec le lord-maire ce jeudi pour enfin décider du lieu où ils devront être relogés pour les prochaines deux années, en attendant l’achèvement du projet Urban Terminal.

« Nous sommes très inquiets car nous ne savons toujours pas où nous serons relogés. Lors d’une réunion du Conseil municipal de Port-Louis, jeudi 30 août, le lord-maire devait informer les conseillers que les marchands ambulants devront évacuer la gare Victoria jusqu’à fin octobre. Toutefois, Daniel Laurent n’a rien précisé au sujet de l’endroit où nous serons relogés. Nous avons également appris que l’endroit que les marchands ambulants avaient proposé, soit le jardin municipal à la rue La Poudrière, a été contesté par certains membres du Conseil », avance Hydar Ryman, président de l’association.

Ce dernier indique que « cette semaine sera déterminante », car le lord-maire compte convoquer la Street Vendors’ Association pour faire connaître sa décision. « Nous ne nous fierons pas à la convocation du lord-maire. Nous allons déposer une lettre officielle à la municipalité de Port-Louis aujourd’hui, pour réclamer une rencontre urgente avec le lord-maire, ce jeudi 6 septembre. Nous souhaitons avoir plus de détails au sujet de notre relogement. Nous sommes toujours dans le flou », soutient le président de l’association.
Par ailleurs, Hydar Ryman avance qu’il a appris que la mairie projette d’aller de l’avant avec les propositions de Ruisseau du Pouce et du Jardin municipal, sise rue La Poudrière. « C’est une information qui reste à confirmer par le lord-maire », avance Hydar Ryman.

L’attitude de l’opposition déplorée

À l’issue de la réunion du Conseil municipal du jeudi 30 août dernier, le président de la Street Vendors’ Association, Hydar Ryman, déplore l’attitude des conseillers de l’Opposition, en particulier de Mahmad Khodabaccus, qui selon lui, est venu avec des questions « embarrassantes ». « Le conseiller en question a demandé au Conseil si la mairie assumera la responsabilité dans l’éventualité où les marchands ambulants seront dans l’incapacité de payer la mensualité de Rs 4000 pour les étals. L’accent a été surtout mis sur le sort d’un marchand ambulant qui ne parviendra pas à débourser cette somme. Je ne comprends pas pourquoi les conseillers de l’opposition viennent avec de telles suppositions alors que les marchands ambulants ont été en faveur de ce montant de location », déplore Hydar Ryman.

Le lord-maire avait alors expliqué qu’un « notice » sera servi à tout marchand ambulant qui ne respecte pas leur engagement. L’ancien lord-maire Oumar Kholeegan a aussi abondé dans le même sens. « Au niveau de l’association, nous réalisons que les marchands ambulants évolueront du secteur informel. Puisque nous rejoindrons le secteur formel, avec l’avènement de l’Urban Terminal, où nous ne serons plus connus comme des marchands ambulants mais plutôt des commerçants, nous serons obligés de respecter notre engagement. En tant que président de l’association, je ferai de sorte que toute la communauté des marchands ambulants respecte leur engagement envers la mairie, d’autant que celle-ci agit comme garant pour les marchands ambulants auprès des promoteurs », soutient Hydar Ryman. Toutefois, dit-il, il faut prendre en compte les marchands ambulants au bas de l’échelle. « Au cas où il y a un problème parmi ces marchands, nous demanderons à la mairie de leur accorder une date moratoire dans un premier temps. Parallèlement, notre association assurera que ces marchands respectent également leur engagement », précise-t-il.