Le leader de l’opposition a annoncé vendredi qu’il secondera une motion du Premier ministre en faveur d’une séance spéciale de l’Assemblée générale en hommage à Nelson Mandela. « Je souhaite que cette séance spéciale se déroule de manière digne et qu’il n’y ait pas de cheap politics », a observé Paul Bérenger, avant d’annoncer qu’il dira « tout le bien » qu’il pense de Madiba à cette occasion.
Le leader du MMM a également passé en revue la situation au sein de l’alliance gouvernementale où, selon lui, « règne la pagaille ». Il a soutenu son postulat en observant que, contrairement à ses habitudes, le Premier ministre n’était pas présent dans l’hémicycle au moment où le ministre des Finances Xavier-Luc Duval a fait son Summing Up. Et d’observer que le ministre a donné la réplique, à sa façon, en trouvant « un bon prétexte afin de ne pas être présent » à Maurice pour le festival de la Mer. Il aurait par ailleurs « quitté Paris rapidement » avant que le Premier ministre n’arrive dans la capitale française.
Le ministre des Finances n’était pas au Parlement pour la fin des travaux du Comité of Supply. Il s’était fait remplacer par le ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree, qui n’a pas, selon lui, été « à la hauteur de la situation ». Le leader mauve a également observé que, concernant le ministre Rittoo, celui-ci avait observé avoir reçu l’aval du CIO pour son Sport Bill, « ce qui n’est pas le cas ». Le CIO a « souhaité une réunion des parties prenantes pour peaufiner le texte de loi ». Paul Bérenger a d’autre part qualifié « d’infect » le discours prononcé par Shakeel Mohamed sur le Sport Bill, qui prend à contre-pied les propos du Premier ministre prononcés lors de la présentation d’un texte de loi sur le sport.
De son côté, sir Anerood Jugnauth a estimé que le Premier ministre est en situation « vulnérable » et est « tenu en otage » par les membres de son propre parti. Il a accusé le Ptr d’entretenir une « culture de la corruption » en citant plusieurs exemples. Il a aussi dénoncé ce qu’il estime être « l’État policier » et la « répression pratiquée par le gouvernement actuel », avant de critiquer l’arrestation de Nitin Chinien et de Jameel Peerally.
Sir Anerood Jugnauth trouve que le « bateau gouvernemental part à la dérive » et que « le capitaine fait tout son possible pour s’accrocher au pouvoir ». Et d’évoquer le conflit qui oppose Xavier-Luc Duval au gouverneur de la Banque centrale, avant de souligner la « contradiction » concernant les recommandation du NEC sur le CTpower et la déclaration du DPM annonçant que le gouvernement ira de l’avant avec le projet de ce même CTpower.