Après la nouvelle réunion de concertation d’hier après-midi à La Caverne en la résidence de sir Anerood Jugnauth pour régler les dernières questions en suspens en vue de la conclusion effective du « Remake » de 2000, Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM, annonce que les délibérations de cette rencontre seront portées, demain lundi, à la connaissance des membres du Bureau politique (BP) du MMM avant que le Comité central de ce parti ne tranche s’il convient de maintenir ou de renvoyer l’instance suprême du MMM, à savoir, l’Assemblée des délégués convoquée pour samedi prochain 14 avril en vue de ratifier ou de rejeter  ce projet de « Remake » de 2000. Par ailleurs, le leader de l’opposition réclame la démission du ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, pour avoir, selon lui, « fait le têtu » par rapport à la dangerosité du trafic routier à hauteur de Sorèze sur l’autoroute. Une demande qui rejoint celle faite en avril 1995, il y a exactement 17 ans, par le Dr Navin Ramgoolam, alors leader de l’opposition contre le même ministre Bachoo après les accidents mortels à The Vale.
Parlant du « Remake » de 2000, M. Bérenger explique que de la demi-douzaine de questions qui restaient à être discutées, l’on aura bien progressé, surtout, au terme de la dernière réunion de concertation de jeudi à la résidence de sir Anerood Jugnauth. « Il ne reste, affirme-t-il, que deux ou trois autres problèmes à règler ».  Ce qui allait se faire lors d’une nouvelle réunion au sommet, hier après-midi à La Caverne, toujours (voir plus loin).
Il annonce que l’avancement des discussions sur ces « deux ou trois problèmes » qui demeurent sera à l’ordre du jour du Bureau politique (BP) du MMM qui tranchera, demain, lundi. Après quoi, une réunion « exceptionnelle »  du Comité central (CC)  mauve se réunira, jeudi, en vue de décider du maintient ou du renvoi de l’Assemblée des délégués MMM de samedi prochain, 14 avril appelée, en principe, à ratifier ou a rejeter la proposition du « Remake » de 2000.
Paul Bérenger qui indique avoir rencontré, outre Ashock Jugnauth et Eric Guimbeau, certains députés de son parti « particulièrement concernés par le « Remake » » déclare vouloir préciser la démarche de la direction de son parti en proposant un tel « Remake » de 2000 « à la lumière de certains articles d’opinion » parus ces derniers temps. Il réaffirme, à ce propos, n’avoir « aucun doute » que, dans le cadre d’une lutte à trois, le MMM l’emporterait « et de bien belle manière ».
« Plutôt que dans le but de s’assurer la victoire, c’est pour gagner du temps que le MMM et moi avons proposé le projet de « Remake » de 2000″, soutient-il. Selon le leader du MMM, plus le gouvernement PTr/PMSD/Transfuges demeure au pouvoir, « plus le pays s’avance vers le précipice ». C’est, dit-il, dans l’objectif de provoquer des élections générales « au plus vite » que cette proposition de « Remake » a été faite. « Ce qui reste du gouvernement PTr/PMSD/Transfuges n’est pas le même gouvernement élu en mai 2010 », insiste le leader du MMM. Il réitère qu’il n’est pas question de « débaucher » ou de « soudoyer » quiconque mais de faire de la place au sein du « Remake » pour des « patriotes » qui ont à coeur l’intérêt du pays.
M. Bérenger explique aussi que la formule utilisée, lundi, par sir Anerood à l’effet qu’il ne serait qu’un « observateur » dans le cadre des discussions au sommet en vue du « Remake » de 2000 a « jeté le trouble » mais que toutefois jeudi, cette question a été règlée. « Il a été convenu, dit-il, que dans le cadre de ce « Remake », sir Anerood et Paul seront les locomotives ». Le leader du MMM appelle aussi à la prudence quant aux « spéculations sans fin » autour des candidatures d’un éventuel « Remake » de 2000.