Le leader du Remake 2000, sir Anerood Jugnauth, a invité samedi le Premier ministre à organiser les élections générales le plus vite possible. « Plus il tarde, plus il court le risque de se faire balayer par un 60-0. C’est le conseil que je lui donne », a lancé SAJ.
Sir Anerood Jugnauth participait à la première sortie politique du Remake 2000 pour 2013 lors d’une conférence de presse à Henessy Park Hotel. Il a d’entrée estimé que Maurice s’achemine vers une dictature. « Petit à petit la liberté d’expression et la liberté de la presse sont menacées », a-t-il dit.
Le leader du Remake est revenu sur l’incident qui s’est déroulé à l’école Maurice Curé le 10 décembre dernier pour affirmer que l’agent travailliste Nandanee Soornack a vivement protesté lorsque Yogida Sawmynaden a pris une photo « afin de montrer au Returning Officer qu’il y avait un attroupement non autorisé dans la cour de l’école le jour du dépouillement ». C’est ce qui aurait provoqué les événements qui ont fait la Une de la presse, dit-il. « Au lieu d’accuser ceux qui faisaient du désordre là-bas, c’est Yogida Sawmynaden qui a été arrêté », déplore-t-il. SAJ a estimé que la police a agi de manière irresponsable dans cette affaire qui a finalement été rayée par le DPP. Il s’est toutefois étonné que malgré la décision du DPP, les téléphones portables de M. Sawmynaden soient encore en possession de la police. Sir Anerood Jugnauth a estimé que ce dernier a suffisamment de matière pour poursuivre la police. Il a également critiqué les termes utilisés par le juge Domah dans son Ruling donné jeudi dernier.
Sous un autre chapitre, SAJ a observé que le cas de pédophilie alléguée a longuement été évoqué dans une PNQ et que le leader du MSM, Pravind Jugnauth, n’a fait que reprendre des propos connus de tous. Pour lui, le Fact Finding Committee (FFC) sur cette affaire « est une farce car tout est devant la police ». Il a pris l’engagement que s’il revient au pouvoir comme Premier ministre, des enquêtes seraient ouvertes dans tous les cas où il estime qu’il y a eu cover-up.
Sir Anerood Jugnauth a critiqué le traitement dont a bénéficié Nandanee Soornack dans le cadre de l’affaire qui l’oppose aux groupes Le Mauricien et La Sentinelle. Il s’est étonné que les juges aient accepté de siéger un samedi afin d’émettre un gagging order. De plus, il se demande pourquoi l’affaire a été confiée au juge Domah alors que ce dernier avait prévu de partir en voyage.
Pour le leader du MMM Paul Bérenger, en raison de la façon de faire du Premier ministre Navin Ramgoolam et de la Police, « le pays passe par des moments délicats et très dangereux ».
Le leader de l’opposition est revenu sur l’affaire Yogida Sawmynaden « qui a été arrêté, qui a fait l’objet d’une accusation bidon. Ses portables ont été saisis, sa maison a été fouillée et il a été traîné au poste de police ». Il a observé que dans sa réponse à une PNQ, le Premier ministre a tout justifié et finalement l’affaire s’est terminée par un non lieu. Le DPP a décidé qu’il n’y a aucune charge contre Sawmynaden. « Tout cela était illégal depuis le début », a estimé Paul Bérenger, qui estime que le Premier ministre et le Commissaire de police auront à rendre des comptes car la liberté individuelle est le bien le plus précieux après la vie. « Je n’oublierai pas que des sanctions ont été prises contre des officiers de police alors qu’une enquête a été ouverte contre un surintendant ».