José Tristan Casimir, 48 ans, qui était en détention provisoire pour l’agression sexuelle et le meurtre de sa nièce Samuella Joannick Martin, 7 ans, le 12 septembre 2010, s’est suicidé à la Remand Prison de Grande-Rivière-Nord-Ouest. La découverte a été effectuée ce matin au réveil des détenus de la prison. Le cadavre a été transféré à la morgue du Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC) de Candos pour des besoins d’autopsie.
En principe, le meurtrier présumé de la petite Samuella Joannick Martin, dont le corps carbonisé avait été retrouvé dans un terrain vague à cité Richelieu, devait se rendre en Cour aujourd’hui pour le début de l’enquête préliminaire en vue d’établir un Prima Facie Case. Selon les recoupements d’informations, le détenu a mis fin à ses jours en se pendant avec le drap attaché à une imposte de sa cellule dans la nuit d’hier à ce matin.
À la découverte du cadavre de José Tristan Casimir dans sa cellule, l’alerte a été donnée et les précautions nécessaires prises en vue de ne pas contaminer les indices sur les lieux. Le Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, devait faire le déplacement à la prison de Grande-Rivière-Nord-Ouest pour un premier constant alors que l’autopsie était prévue pour cet après-midi.
Dans les milieux officiels de la Prison, l’on souligne que le détenu Casimir ne présentait aucun signe avant-coureur de ses intentions suicidaires. Pas plus tard qu’hier, il avait reçu la visite d’un de ses neveux. Il se pourrait qu’il ait caché ses émotions d’autant plus que le début de l’enquête préliminaire sur ce cas d’agression sexuelle et de meurtre était prévu pour ce matin.
La découverte du cadavre carbonisé de la petite Samuella Joannick Martin sous un arbre dans un terrain vague le 13 septembre 2010 avait suscité de vives émotions dans la région et dans tout le pays. Très vite, les limiers de la Major Crime Investigation Team ont procédé à l’arrestation de l’oncle de la victime, qui avait été la dernière personne à se retrouver en sa compagnie tard dans la soirée du 12 septembre.
Lors de son interrogatoire, José Tristan Casimir est passé aux aveux et a participé à une reconstitution sur les lieux sous haute tension. Le fait le plus marquant de ce drame est que le suspect avait été vu par des témoins le lundi matin dans les parages où gisait le cadavre de la victime.
Après avoir commis son forfait tard dans la soirée du 12 septembre, le meurtrier présumé avait abandonné sa petite victime agonisant. Il devait retourner le lendemain pour constater les conséquences de son acte, et se rendre à l’évidence que Samuella Joannick Martin n’était pas encore morte. C’est à ce moment précis que des femmes laboureurs devaient croiser le suspect, qui avait l’air véritablement troublé.
Plus tard en retournant de leur travail au champ, ces mêmes témoins devaient se rendre compte qu’il y avait des traces de cartons brûlés sous l’arbre. C’est à ce même endroit que les restes de la victime ont été découverts par des passants.