Yodhun Bissessur, Chief Government Valuer (CGV), a été relâché hier après avoir payé deux cautions de Rs 50 000 chacune et signé une reconnaissance de dettes de Rs 300 000. Accompagné par son avocat, Me Yash Bhadain, il a comparu hier devant la Cour de district de Port-Louis.
Le CGV se trouve au centre d’une nouvelle affaire. En effet, depuis lundi de la semaine dernière, il était recherché par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). Il a été interpellé vendredi par les officiers de l’ICAC alors qu’il se trouvait dans une grande surface. Il a cependant été relâché sur parole quelques heures après son interrogatoire.
Selon l’accusation provisoire logée contre lui, il lui est reproché d’avoir enfreint la section 7 (1) de la Prevention of Corruption Act (PoCA), c’est-à-dire d’avoir été un « public official using his office for gratification ».
Selon les reproches faits à Yodhun Bissessur, il aurait conseillé à la directrice suppléante de la compagnie Valuation and Real Estates and Consultancy Services, une dénommée Taramatee Kedhun, de revoir l’évaluation d’une propriété afin de la réduire de Rs 8,5 millions à Rs 4 M.
L’ICAC estime que l’intervention de Yodhun Bissessur, qui se serait produit en juillet 2008, aurait permis d’éviter au propriétaire de débourser Rs 700 000 en termes de Land duties and taxes destinées à la Mauritius Revenue Authority.
Rappelons que Yodhun Bissessur avait été arrêté une première fois, dans le cadre de l’affaire MedPoint, dans laquelle il a également été question d’une deuxième évaluation de la clinique, bâtiment et terrain compris.