La rencontre « tant attendue » avec le gouvernement a eu lieu le mercredi 28 août. La Police Officers Solidarity Union (POSU) a été reçue au bureau du Premier ministre par le ministre mentor, Anerood Jugnauth, qui « a écouté attentivement » à « tous les problèmes et frustrations » que doit affronter la force policière.

Lors d’une conférence de presse ce vendredi, Jaylall Boojhawon, porte-parole de l’union policière, a espéré que cette « rencontre joviale » avec le ministre de la Défense aura des répercussions positives sur les conditions d’emploi des policiers.  

Les items énumérés auprès du ministre mentor ont été le non paiement du Performance Bonus des policiers depuis janvier 2018, le manque d’effectif et d’équipement dans les postes de police, « l’abus des services de police » par les autorités tels que « le Mauritius Examination Syndicate (MES) » et les promotions, entre autres.

Jaylall Boojhawon, qui commentait « l’abus de pouvoir » de certaines autorités sur la police, a déploré le fait que la police « n’est pas rémunérée par certaines institutions » qui requièrent leur service, comme « le MES », a-t-il cité.

Selon le syndicaliste, la loi prévoit déjà des allocations pour les policiers qui sont en exercice dans les établissements scolaires en période d’examen. « Il est de la responsabilité du MES de rémunérer ces policiers, et non du ministère de l’Education », a-t-il déclaré. Et de renchérir que « si aucune action n’est prise, il y aura de grands mouvements syndicaux devant les écoles et collèges en temps et lieu ».

Répondant à la presse concernant l’agression d’un agent du National Security Service à Plaine-Verte, Jaylall Boojhawon a argué que les officiers de cette unité « gagn drwa refiz travay lie ek politik, pa aksepte travay ilegal ». Mais, nuance-t-il, ils pourraient être « transférés » suite à cela.