Joseph Klibansky vient tout droit d’Amsterdam. Cet artiste n’a que 29 ans et pourtant, il a déjà conquis plus d’un avec ses tableaux d’un mélange subtil d’art digital contemporain, d’architecture et du monde vert. Présent au Backstage du Hennessy Park Hotel le samedi 5 octobre, il nous explique que ce sont ses voyages ses sources d’inspiration.
L’art ne cesse de se réinventer. De nos jours, bien au-delà de la peinture ou du dessin, l’art voyage à la vitesse de la lumière, il intègre un mélange de styles adaptés. Et cela, Joseph Klibansky l’a bien compris ; dans sa façon unique d’interpréter l’art, il nous transporte dans un univers à part, idyllique, façonné d’un pouvoir séducteur et d’extase. De Paris à New York et jusqu’au bout du monde, ce que recherche ce prodige c’est de pouvoir créer des « momentum », c’est-à-dire, permettre au public de voyager dans ce monde qu’il qualifierait de « dream from heaven ».
Ses études et son plan de carrière sont complètement à l’opposé de l’homme qu’il est aujourd’hui. Détenteur d’un Business School aux Pays-Bas, il change son idéologie de carrière à l’âge de 21 ans pour se concentrer sur ses pulsions d’artiste. Y aurait-il un artiste ou une mouvance artistique à la base de son épanouissement ? À vrai dire, aucun, répond l’artiste. The Economist et d’autres magazines ayant trait à l’actualité sont ses modèles, dit-il. Son style est empreint d’une simplicité hallucinante de modernité et d’originalité. Sa technique consiste à compiler et à coller entre 5 à 700 photos dans un tableau, qu’il retouche à l’aide de programmes appropriés et qu’il peint par la suite. Il surnomme cela le « Computer Art ». Il mélange des techniques telles que l’art digital, des techniques graphiques et de peinture, créant ainsi, son propre style, soit celui d’être original.
« Every piece represents a different concept, it’s not only architecture but a harmony between the world as we know it, nature itself and a glimpse of what the future may look like », nous lance Joseph Klibansky. Cet art dynamique révèle en d’autres mots une vision ; sa vision d’un monde futuriste parfait. Derrière toute la délicatesse d’un travail réussi, se cachent 100 heures voire 150 heures de travail intensif. Un tableau n’est fini que lorsqu’il ressemble exactement à l’image conçue dans sa tête, nous explique Joseph Klibansky. « I always go the extra mile to create the images that I see in my mind’s eye. »
Joseph Klibansky en est à sa première visite à Maurice. Son challenge personnel : le lancement d’un Art Work en décembre dans le pays pour inciter les Mauriciens à découvrir qui il est, son talent et l’importance d’être original et non pas être une pâle imitation d’un autre artiste.
PHOTO: Cédric SOOKAHET