Dans l’optique des prochains Jeux Olympiques prévus à Rio en 2016, Devanand Ritoo veut déjà prendre le taureau par les cornes. En compagnie des desk officers de son ministère et en présence des dirigeants et responsables techniques des disciplines représentées aux JO de Londres, le ministre de la Jeunesse et des Sports a évoqué les différentes actions à être entreprises en vue de cette échéance. Cette rencontre s’est tenue hier en fin d’après-midi à Vacoas.
L’exercice était intéressant dans le sens où les dirigeants des fédérations d’athlétisme, de boxe, de cyclisme, de beach volley, de judo, de natation et de triathlon ont eu l’occasion de s’exprimer, tout en effectuant un bilan et en faisant part de leurs attentes. Face à ces dirigeants, Devanand Ritoo s’est d’emblée dit déçu qu’aucune médaille n’a cette fois été obtenue. Il a toutefois souligné que les performances réalisées ont été satisfaisantes.
« À Beijing, Bruno Julie a placé la barre à très bonne hauteur. Cette fois encore, nous avons misé sur la boxe, et en particulier sur Richarno Colin. Cependant, il n’a pas réussi dans sa tâche. C’est la dure loi du haut niveau. » Et d’ajouter avec une certaine confiance : « Des jeunes comme Christiane Legentil se sont bien défendus. Cela est encourageant. Nous sommes sur la bonne voie et il nous faut maintenant tirer des leçons de nos échecs. Et ce, afin de pouvoir atteindre nos objectifs dans quatre ans. »
Afin que ces objectifs soient atteints, le ministre a émis quelques initiatives. En vrac, la présence d’un psychologue auprès des sportifs, l’identification dès maintenant de ceux susceptibles de réaliser des performances notables à Rio et leur donner davantage de moyens et de facilités afin qu’ils soient à la hauteur des attentes placées en eux. D’où son espoir de voir deux sportifs médaillés à Rio.
Devanand Ritoo a été rejoint dans ses propos par les dirigeants des fédérations, à l’instar de Vivian Gungaram. « Il existe du potentiel à Maurice, mais il faut beaucoup d’investissements. Il s’agit également de sortir du niveau régional et de fixer des objectifs au niveau continental au lieu des Jeux des îles. » Reste que le secrétaire de l’Association mauricienne d’athlétisme a voulu être clair sur un point précis. « Si un athlète ne peut réaliser les minima, il n’a pas sa place aux Jeux Olympiques. Stephan Buckland et Éric Milazar se trouvaient parmi les huit meilleurs mondiaux et pouvaient ainsi aspirer à une finale olympique. »