Ses photos sont épinglées sur les murs d’inspirations des créateurs d’ici et d’ailleurs. Son look a une certaine influence sur l’imaginaire, souvent pour le meilleur, parfois pour le pire. Au-delà des tenues profilées pour les fugues en moto ou pour les déserts spirituels, c’est l’attitude et le courage d’être soi qui forgent son style. Om Lombard, mannequin, homme d’affaires, défenseur de l’environnement, invite les lecteurs à croire ou non à son histoire marquée par des réalisations sur le plan social, spirituel, affectif, matériel. Parcours initiatique d’un homme qui explore dès l’enfance les questions et les enseignements de la spiritualité indienne et le sens pratique.
Om, c’est le prénom qui a été choisi pour lui par un swami en Inde, dit-il. Om Lombard est un personnage à part entière comme issu de la mythologie indienne ou bollywoodienne : vision énergétique de la vie, mission humanitaire, écriture, voyage ont fait de lui une exception culturelle malgré lui. L’Om a définitivement tatoué l’inconscient collectif pour s’imposer comme l’équation parfaite des énergies subtiles. Ni fêtard, ni mondain, loin de la problématique des genres, il se raconte comme un homme à l’épreuve du vide, du désert, de la vitesse. Il aime la scène et assure le show.
On peut dire que son parcours dans l’existence est celui d’un grand voyageur dans le monde. Lui qui naît dans le sud de la France, débarque à Maurice en 1979, puis voyage en Inde. Il passe plusieurs années dans l’Ashram Sri Aurobindo (Pondichéry) où il apprend les enseignements de la spiritualité, l’équilibre de soi, la méditation. Il est d’abord un fil dans cette toile tissée par ses parents. Sa mère, dit-il, est issue de la mouvance post 68 avec tout ce que cela comporte de liberté, de culture, de spiritualité. De son engagement extrême dans un ashram, il retient que toute forme d’attitude extrême peut être mauvais pour le corps et l’âme. Lors des ses études en Inde, il développera des affinités avec le pays, sa culture (les films de Bollywood, Tollywood, entre autres et la musique indienne). C’est donc tout imprégné de la chose vécue qu’il entre dans la vie plein de projets et de listes à épuiser : celle des voyages, du partage, de solidarité envers les autres, celles des lectures, de films tamouls et tant d’autres dont il voudrait faire le tour. Ainsi son pedigree est à l’image de ses envies, un peu éclaté entre la mode, les affaires, l’écriture et le cinéma. Mais tout se noue autour d’un seul fil : être généreux là où tout se meut. Om confirme son statut de mannequin (plus de 15 ans de métier), de boulanger bio, d’animateur et acteur à ses heures perdues. Aujourd’hui, il vit parmi ses 300 animaux et ses paons. Et lorsqu’il amorce un retour aux sources c’est pour écrire. Sa fiction pourrait se rapprocher du parcours initiatique d’un jeune homme ordinaire qui fait le trajet de Paris à Pondichéry, confrontant son contraire dans une histoire d’amour. On attend donc son premier roman. Peut-être une leçon de modestie et d’élévation littéraire.