« The meeting was very successful », a déclaré hier matin le Haut Commissaire britannique. Nick Leake était interrogé sur la rencontre entre le Premier ministre britannique David Cameron et son homologue mauricien, Navin Ramgoolam au 10 Downing Street vendredi.
« There have been an issue of trust on both side », a observé le haut commissaire britannique. S’agissant de la question de création d’une zone marine protégée autour des Chagos à l’exception de Diego Garcia, il a observé que la décision de Maurice de porter l’affaire devant le Tribunal international des Droits de la mer a eu un impact sur Londres. Il espère que la rencontre entre les deux leaders permettra de recréer la confiance entre les deux pays et créera l’espace nécessaire « for a better and more positive relationship. We should regard it (the meeting) as a successful one ».
Le haut commissaire britannique a expliqué que les deux leaders ont évoqué des sujets ayant un intérêt bilatéral, y compris les Chagos. Ce n’est pas tous les jours que ce genre de rencontre a lieu, dit-il. La dernière rencontre entre un Premier ministre Britannique et un PM mauricien remonte à 1997 alors que John Major était à la tête du gouvernement britannique. « Lets hope the two leaders have established a good personal relationship », a-t-il dit.
Nick Leake a expliqué qu’il est de coutume au 10 Downing Street que lorsqu’un Premier ministre doit rencontrer son homologue britannique, il rencontre d’abord le Foreign Secretary. En son absence il est accueilli par le remplaçant du Foreign Office et c’est lui qui accompagne le visiteur auprès du Premier ministre. Cela a été le cas vendredi, les deux Premiers ministres ont procédé à la signature d’un accord sur la piraterie. « This is the way we normally do it », a-t-il dit.
Par ailleurs, le haut commissaire a trouvé « strange » que la presse ait créé une « expectation » autour de la rencontre Cameron/Ramgoolam.
Le haut commissaire britannique a insisté sur l’importance de la signature de l’accord signé par David Cameron et Navin Ramgoolam concernant la piraterie. Ce problème a un impact sur les prix des produits commercialisés à Maurice.
« Les pays comme la Grande Bretagne font beaucoup pour pouvoir de l’aide aux pays de la région et pour capturer les pirates présumés. Le problème est qu’une fois que les pirates ont été capturés, que fait-on d’eux ? On ne peut pas les relâcher en Somalie, ils s’engageront à nouveau dans des activités de piraterie. L’idée est de les capturer et de les faire juger dans un pays comme Maurice, connu pour le respect des droits de l’homme et qui a un service de police efficient. Une fois qu’ils ont été condamnés, ils doivent être transférés en Somalie dans des prisons entretenues par les Nations unies. »