Les problèmes des petits États insulaires en développement et des pays les moins développés ont fait l’objet, hier, d’une réunion d’échanges entre des experts de plusieurs pays membres du Commonwealth et de la Francophonie avec ceux des pays du G20 au siège du Fonds Monétaire International (FMI) à Washington.
Convoquée par le secrétariat du Commonwealth et de la Francophonie, cette réunion, à laquelle a participé Assad Bhuglah, directeur de la division de politique commerciale au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, avait pour objectifs, entre autres, d’amener les trois instances à une meilleure compréhension des enjeux confrontant les pays les moins avancés ainsi que les petits États insulaires et voir comment le G20, qui regroupe les vingt économies les plus puissantes au monde, peut inscrire dans ses priorités de développement les préoccupations des pays les plus vulnérables.
Les discussions entre les experts des pays développés et en développement étaient surtout axées sur les voies et moyens disponibles pour permettre aux petites économies vulnérables de réaliser une croissance soutenue ainsi que sur les opportunités à saisir au niveau des échanges commerciaux internationaux.
Les participants ont analysé les besoins et les défis des pays en développement et se sont aussi penchés sur les mesures à prendre pour promouvoir les échanges commerciaux et la création d’emplois à travers notamment un meilleur accès à la chaîne des valeurs. Les petites économies, ont-ils noté, font face à des problèmes communs : haut degré d’ouverture aux marchés financiers et au commerce international, diversification limitée, catastrophes naturelles, fragilité environnementale, capacités restreintes, pauvreté, volatilité des revenus.
« The disproportionate openness makes them vulnerable to sudden changes in access to external sources of finance and to a sudden deterioration in global trade conditions. These shocks can have a long term impact on growth », fait ressortir Assad Bhuglah.
À l’ouverture de la réunion, les discussions étaient axées sur le financement du développement des infrastructures, un sujet qui figure parmi les priorités du G20. Il y a eu plusieurs interventions sur ce thème, M. Bhuglah soulignant que les partenaires du développement ont parfois tendance à se concentrer sur les besoins en infrastructure sur une grande échelle au plan continental alors que ceux des pays les plus éloignés des marchés, qui sont désavantagés par des problèmes de connectivité, sont ignorés. Pour Assad Bhuglah, le développement d’une économie océanique revêt aussi une importance capitale pour les petits États insulaires et il nécessite la mise en place d’infrastructures et le soutien financier des pays les plus avancés.
Alors que la présidence du G20 souhaite que le commerce international soit le principal instrument de croissance économique avec un accent poussé sur la création d’emplois à long terme, les secrétariats du Commonwealth et de la Francophonie estiment qu’il y a quatre façons pour le G20 d’appuyer l’intégration des petits pays les plus pauvres dans la chaîne des valeurs globale : 1) établir un mécanisme de support commercial international plus cohérent, 2) renforcer le soutien en termes d’Aid-for-Trade, 3) aider à la mise en place d’un meilleur régime de facilitation des échanges commerciaux en pressant pour l’exécution du récent accord conclu à Bali par les pays de l’OMC et 4) contribuer à une participation plus rémunératrice des pays pauvres dans les échanges commerciaux régionaux.