« Nous n’allons couvrir personne. Chaque personne va prendre sa responsabilité. J’attends des chiffres et des faits ! À partir de là, nous allons prendre les mesures qui s’imposent. » C’est ce qu’a indiqué le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, suite aux questions de l’opposition sur les rénovations du Stade George V à l’Assemblée nationale.

Pour rappel, la rénovation du stade a coûté Rs 94,9 millions. C’est la société Rehm-Grinaker Construction Co Ltd, par l’Association for the Upgrading of IOIG Infrastructure, qui avait décroché le contrat de rénovation le 11 octobre 2018.

Les travaux comprenaient des travaux de démolition, la réfection de la toiture, l’amélioration des entrées, la réparation des fissures, des sièges du stade et du réseau de drainage, ente autre.

Cependant après l’accumulation d’eau sur le terrain de football causée par un temps pluvieux à Curepipe, la finale a dû être renvoyée au stade de Auguste Voltaire, à Flacq. De ce fait, Stephan Toussaint a demandé à l’IOIG d’initier une enquête sur les causes de cette situation.

Le ministre des Sports a d’ailleurs affirmé que seulement deux millions de roupies ont été attribuées au terrain.

Le député du PMSD, Adrien Duval affirme que le système de drainage du terrain n’a pas été effectué de façon appropriée. « Le terrain a été livré le 10 juin. Comment se fait-il que ni l’IOIG, le COJI ou même le ministère n’a constaté l’incapacité du terrain à évacuer l’eau. Ce n’est que le jour de la finale et à la dernière minute qu’une décision a été prise », indique le député.

Stephan Toussaint a alors expliqué qu’au niveau du football, c’est le commissaire du match qui décide à 1 heure du match ou au tout début du match si celui-ci sera joué ou pas. Le ministre Toussaint a également salué le public mauricien, à l’heure du renvoi du match, « d’avoir compris la situation ».

Suite à une question du député Osman Mohamed, Stephan Toussaint a affirmé que comme dans tout contrat, « il y a un retention money de 5 % en attendant le rapport. Si quelqu’un a fauté, nous allons prendre les mesures qui s’imposent et allons appliquer la loi ».

Le ministre a tenu à rappeler que 16 sites ont été rénovés dans le cadre des JIOI. « Depuis les jeux à Maurice en 2003, aucune rénovation majeure a été faite », dit-il.