L’exercice d’enregistrement pour l’admission en Standard 1 pour la rentrée 2014, « qui aura lieu bientôt », accuse un retard cette année « à cause de la redéfinition du Catchment Area », soutient-on du côté du ministère de l’Éducation. Cependant, du côté de la Government Teachers’ Union (GTU), c’est un autre son de cloche qui se fait entendre. Dans une déclaration au Mauricien, son président Vinod Seegum soutient que « les écoles primaires tiendront compte des informations liées à l’ancien Catchment Area ».
Le communiqué du ministère de l’Éducation invitant les parents à inscrire leurs enfants en Standard 1 est publié chaque année entre les mois d’avril et de mai. Mais cette année, rien n’a encore été annoncé dans les médias. Cette situation préoccupe des parents dont les enfants sont concernés.
Du côté du ministère de l’Éducation, on explique « cette situation exceptionnelle » par la redéfinition du Catchment Area. « Le Catchment Area d’une quarantaine d’écoles qui sont reconnues au sein du ministère comme des High Demand Schools est actuellement à l’étude. Il est important pour nous de redéfinir cet aspect afin que l’offre et la demande pour certaines écoles soient équilibrées », explique-t-on au ministère de l’Éducation. « Nous assistons actuellement à une démographie changeante. Il existe désormais des zones résidentielles autour de certains établissements scolaires qui n’étaient pas présentes il y a quelques années encore. Nous nous retrouvons alors dans une situation où la demande dépasse l’offre. Certaines écoles se sont déjà retrouvées avec 200 demandes pour 300 classes de Standard 1 », précise-t-on. Cette nouvelle précision dans le Catchment Area, qui se s’est pas faite depuis une trentaine d’années, bénéficie du soutien du ministère du Logement et des Terres avec la collaboration de la police. Outre les modalités avec le Central Electricity Board (CEB) et la Central Water Authority (CWA), entre autres, concernant les preuves d’adresse réclamées aux parents chaque année, le ministère de l’Éducation bénéficiera cette année du soutien de la force policière pour la vérification de l’adresse. « Nous serons plus sévère cette année. Mais nous sommes toujours dans les temps », concède-t-on, toutefois.
Plus de mesures pour la vérification d’adresses
Pour la Government Teachers’ Union (GTU), le retard dans cet exercice d’admission en Standard 1 pour la rentrée 2014 risque de perturber les parents et les maîtres d’écoles. « Si les admissions sont effectuées pendant les vacances scolaires cela risque de poser problèmes aux parents et aux maîtres d’écoles, qui profitent des vacances pour partir à l’étranger », soutient le président de la GTU. Vinod Seegum est d’avis que l’exercice d’enregistrement pour l’admission doit être prévu pour la rentrée des classes. Néanmoins, soutient-il, cette année encore, le ministère utilisera l’ancien Catchment Area comme critère d’entrée pour les écoles pour la Standard 1.
Pour un meilleur contrôle pour les admission en Standard 1, il est nécessaire que plus de critères soient pris en considération avant l’allocation des places, soutient Vinod Seegum. Selon la GTU, les autorités compétentes devraient s’appuyer sur le registre électoral ainsi que sur les factures d’eau et d’électricité en vue de vérifier les adresses. Mais, la révision du Catchment Area aurait dû se faire en consultation avec les différents stakeholders, lance le président de l’association. « Ce n’est pas dans un bureau qu’on pourra trouver la meilleure formule. Ce sont ceux qui sont sur le terrain, en l’occurrence les enseignants, qui pourront offrir un meilleur feedback de ce qui se passe dans les écoles. »
Selon la GTU, même avec un Catchment Area redéfini, « ena dimoun pou kontinie frode ».
Rappelons que 14 778 enfants ont été admis en Standard 1 en 2013 et que le ministère de l’Éducation prévoit 14 500 entrées pour 2014.