PHOTO ILLUSTRATION

Après les achats de Noël et de fêtes de fin d’année, les dépenses sont loin d’être terminées pour de nombreux parents. À quelques jours de la rentrée des classes, ils continuent d’arpenter boutiques et librairies pour l’achat d’uniformes, d’accessoires et autres fournitures scolaires. Si ce rituel, souvent considéré comme une corvée, a débuté juste après les résultats pour certains, la course démarre maintenant pour d’autres.

La rentrée scolaire est prévue le 11 janvier. Pour les parents, l’exercice annuel des achats de rentrée est souvent très stressant. Dans les familles nombreuses, il s’agit de budgétiser pour chaque enfant : le coût des fournitures scolaires, d’uniformes, des sacs à dos et autres accessoires. Acheter quatre pièces serait-il trop peu ? L’achat de six paires de pantalons serait-il trop ? Une chose est certaine, dans ces familles, les achats de rentrée ne sont pas des achats impulsifs.

Deux à trois paires de pantalons, cinq chemises à manches courtes, cinq à sept paires de chaussettes, gourdes, cahiers, crayons, stylos, classeurs, tabliers. En règle générale, les parents s’attendent à débourser en moyenne Rs 5000 par enfant. En attendant d’acheter d’autres vêtements tout au long de l’année.

Cristel Mooken, une habitante de Plaine des Papayes, est maman de deux enfants, âgés de 6 et 2 ans. Sa fille aînée entre bientôt en Grade 1. À la boutique Jinchi sise à la rue Édouard Laurent à Port-Louis, elle effectue ses achats : cinq blouses et deux jupes. Les dépenses sont encore gérables en comparaison à d’autres. « Ici, les parents déboursent en moyenne Rs 2500 par enfant, pour 6 à 7 pièces », nous dit une vendeuse. Dans cette boutique connue de la capitale, les parents trouvent aussi des accessoires tels que gourdes, plumiers, montres, tabliers, sacs et chaussettes. Sur les étagères ainsi que dans les vitrines, les badges dévoilent les noms des établissements primaires et secondaires, ceux de la capitale mais aussi d’ailleurs, comme SSS Triolet, St Andrews, Royal College, Professor Hassan Raffa.

La liste des courses est prévisible pour M. Jaulim, un habitant de Sébastopol. À l’angle des rues Jummah Mosque et Léoville L’homme où se trouve la boutique Petronic, il a budgétisé l’uniforme ce jour-là pour la somme de Rs 900 pour son fils qui entre à l’école primaire de Quartier Militaire. Ce jour-là, d’autres parents arpenteront les boutiques spécialisées pour les derniers achats.