• La Brigade des Mineurs mettra l’accent sur la communication en reléguant la répression au second plan

Favoriser la communication au lieu de la répression. Telle est la devise adoptée par la Brigade pour la Protection des Mineurs pour la rentrée scolaire. Ainsi, des éléments de cette unité sont appelés à assurer une plus grandes visibilité dans les différentes gares pour assurer la sécurité des élèves, mais ils comptent également aller à la rencontre des parents, dont les enfants font leurs premiers pas au collège pour leur prodigue des conseils.

« Avec la collaboration des institutions secondaires, nous allons parler avec les parents pour qu’ils prennent conscience de leur responsabilité qui ne se limite pas qu’à la maison », explique le sergent Purhooa de la BDM de la Metropolitan Division Sud. « Ils doivent s’assurer que leurs enfants se rendent bien à l’école et qu’ils retournent chez eux dans un délai raisonnable. Ce n’est pas seulement la responsabilité de l’école ou la police d’encadrer l’enfant. Cela doit être une responsabilité collective. » À l’ère de la technologie, la police fait appel à la vigilance des “responsible parties”. « Nous avons remarqué que certains parents ne savent pas utiliser certaines applications mobiles, mais donnent quand même de portables modernes à leurs enfants. Ces derniers sont exposés à toutes sortes de danger. Les parents doivent eux-mêmes apprendre à utiliser un outil informatique pour mieux encadrer leurs progénitures. »

Pour cette année, la BDM compte se rendre dans un maximum d’institutions primaires et secondaires pour sensibiliser les jeunes aux dangers auxquels ils s’exposent. « Bien souvent, des collégiens font des actes antisociaux par ignorance. C’est pourquoi nous tentons de leur donner le maximum d’informations sur des sujets qui les touchent. Quand un enfant porte l’uniforme, il est vulnérable et peut succomber à certaines tentations de gens peu scrupuleux. » Selon le sergent Purhooa, la BDM privilégie le dialogue. « Quand nous apercevons un collégien sur une gare à l’heure où il devrait être en classe, nous lui parlons pour essayer de comprendre pour quelle raison il se trouve sur ce lieu. Il y a eu des cas où des jeunes étaient perturbés et devaient être assistés par des psychologues de la Child Development Unit. Nous essayons de comprendre la raison de son acte et par la suite, nous les canalisons vers des personnes et institutions concernées comme son recteur, ses parents, la CDU ou autre. » Si l’ancienne génération faisait école buissonnière en se rendant près des rivières et des maisons de jeux, le sergent Purhooa dira que des cas subsistent toujours, sauf que dorénavant, les jeunes sont plus souvent aperçus dans les centres commerciaux. « Ainsi, nous devons faire des inspections régulières dans ces lieux », dit-il.

Outre les gares, la BDM fera aussi des patrouilles régulières devant certaines institutions pour s’assurer qu’il n’y a pas de violence scolaire alors que la nouveauté cette année sera la présence de policiers sur les gares ferroviaires et dans les trams. « Des policiers seront aussi près des rails où se situent certaines écoles entre Port-Louis et Rose Hill pour dissuader des jeunes de se mettre en danger ». Et le sergent Purhooa de souligner : « La police exerce un contrôle rigoureux dans les endroits fréquentés par les jeunes et leur fournit des indications afin qu’ils ne soient pas victimes de personnes malintentionnées. Nos campagnes de sensibilisation aideront les parents à assurer la sécurité de leurs enfants. » À souligner que les numéros d’urgence de la police, le 999 et le 148, restent disponibles pour toute assistance.