Rezistans ek Alternativ dénonce avec force le nouveau renvoi à 2012 des élections municipales par le gouvernement et l’extension unilatérale du mandat des maires et des conseillers municipaux et de district actuellement en poste. Dans leur analyse, les porte-parole de Rezistans ek Alternativ, Ashok Subron et Dany Marie, dénoncent les partis traditionnels, soit le Parti travailliste, le MMM, le MSM et le PMSD, pour ces atteintes caractérisées à la démocratie régionale.
En guise de préambule, Rezistans ek Alternativ rappelle que le MMM/MSM avait renvoyé les élections villageoises à trois reprises en 2002/2003 et que dans les années 70, le PTr/PMSD avait tout simplement aboli les conseils municipaux et les avait remplacés par ds commissions administratives nommées par le ministre.
« Nous considérons que la raison avancée par le gouvernement pour justifier ce nouveau renvoi est des plus bancales. Le renvoi des élections municipales est devenu nécessaire en vue de permettre la mise à exécution des réformes. Mais ces réformes ne constituent nullement pas de progrès en terme de décentralisation et de démocratisation des pouvoirs au sein des administrations régionales », font-ils ressortir.
« Le gouvernement propose des élections tous les six ans et l’abolition de toute élection partielle avec la démission d’un conseiller municipal. C’est un retour en arrière. Un retour à l’époque coloniale, où le ministre nommait des conseillers municipaux. La nomination à partir d’une liste de réserve des partis politiques n’est qu’une véritable farce », poursuivent Ashok Subron et Dany Marie.
« Nous ne pouvons que dénoncer le massacre de la démocratie régionale par les partis politiques traditionnels. Quand nous analysons les renvois successifs des élections sur le plan régional, le dénominateur commun est la nature politicienne et pouvoiriste de la démarche peu importe le parti au pouvoir, » soutient Rezistans ek Alternativ, qui fait un véritable plaidoyer en faveur de la la valorisation du concept de la démocratie régionale.