Le magistrat Nicolas Oh San-Bellepeau a hier estimé dans un jugement que la direction d’une grande surface a injustement licencié son ancien Merchandising Officer, Rogun Yallapa. Il a alors condamné la compagnie à payer des indemnités de Rs 897 163,50 au taux punitif à son ex-employé, comprenant les intérêts à partir de la date à laquelle ce dernier a été mis à pied.
Le 1er août 2002 Rogun Yallapa est recruté comme Floor Manager au sein de la compagnie. Celle-ci gère des grandes surfaces dans quelques pays du continent africain. Le 23 mars 2005 M. Yallapa est promu Senior Floor Manager et en juillet de la même année, il a été seconded for duty au Nigeria comme Merchandising Officer sur une période de deux ans.
Dans une lettre du 10 novembre 2007, en raison de son état de santé, M. Yallapa informe son employeur qu’il compte rentrer à Maurice le 2 février 2008 pour reprendre son poste. Entre temps il reçoit un courrier datant du 1er février l’avisant qu’il sera repris comme Floor Manager. Il objecte à cette décision mais sera licencié. Rogun Yallapa a alors logé une plainte en Cour industrielle, dans laquelle il réclame à son ancien employeur une somme de Rs 1 330 885,50.
Dans son jugement, le magistrat Bellepeau a souligné qu’eu égard à la clause 32 (2) (a) du Labour Act, l’employeur aurait dû avoir donné au plaignant l’occasion de s’expliquer avant d’appliquer la décision de le licencier. Il a alors ordonné à la compagnie défenderesse de payer au plaignant i) trois mois de salaires in lieu of notice ; et ii) la severance allowance au taux punitif, ce qui porte le total à Rs 897 163,50.