Cinq des sept employés chargés de la sécurité à la Mauritius Shipping Company Limited (MSCL) se retrouvent avec de nouvelles conditions de travail. Ce qui implique qu’ils travailleront 4 heures supplémentaires chaque jour et qu’ils percevront le même salaire pour le travail de nuit comme de jour. Une décision que conteste la Maritime Transport and Port Employees Union (MTPEU).
S’étant retrouvés sur la liste des « reduntant staff » qui devaient être licenciés en décembre dernier, cinq des sept agents de sécurité de la MSCL ont finalement été réengagés sous de nouvelles conditions. Ce que déplore le syndicat des employés, la MTPEU, qui estime qu’il y aurait dû avoir consultations sur ce dossier.
Selon le nouveau contrat proposé, ces agents travailleront désormais sous le NRB des Security Guards. Celui-ci implique, entre autres, 12 heures de travail par jour ainsi qu’une licence d’agent de sécurité. Ces nouvelles conditions ont été rejetées par le syndicat. Le ministère du Travail, sollicité sur ce dossier, a estimé que seules les agences enregistrées pour le service de sécurité peuvent exiger de leurs travailleurs ce permis émanant des Casernes centrales.
Le syndicat a ainsi été appelé à soumettre ses propositions d’ici lundi. Toutefois, les employés de la MSCL se demandent pourquoi, sur les sept agents de sécurité, seuls cinq sont concernés par cette réorganisation. Ils dénoncent également la « proximité » d’une des personnes épargnées avec un ministre très en vue.
Rappelons qu’initialement une trentaine d’employés étaient concernés par ce licenciement en raison d’une « restructuration » annoncée par le nouveau board. Mais le syndicat a toujours contesté cette raison car « aucun plan de restructuration n’a été présenté ». Il n’est pas déterminé non plus sur la base de quels critères cette liste de 30 employés a été élaborée.
Après l’intervention du ministère du Travail, certains ont été réengagés sous de nouvelles conditions tandis qu’un plan de retraite volontaire a été proposé à d’autres.