La compagnie LVN Tourism Enterprises Ltd, propriétaire de Tarisa Resort, a fait servir une « notice in reply » au ministère des Terres et du Logement, en réponse à la mise en demeure du 21 janvier. Celle-ci lui sommait de rouvrir la route côtière au public et d’entreprendre les travaux requis pour la remettre en état. Le State Law Office prépare à son tour la réplique.
Comme tel a été le cas pour le Pandit Sungkur à Trou-aux-Biches, le propriétaire de Tarisa Resort a décidé de ne pas se plier à la requête du ministère des Terres et du Logement. Alors qu’elle avait jusqu’au 21 février pour rouvrir la route côtière de Mont-Choisy, la compagnie propriétaire de l’hôtel a répondu à la mise en demeure du ministère, rappelant que la décision de dévier la route B38 avait été approuvée par le conseil des ministres. C’est en mars 2013 que la route en question a été fermée sur plus de 250 mètres, permettant ainsi à l’hôtel Tarisa d’aménager un jardin privé.
Cette « notice in reply » est actuellement étudiée par le conseil légal du ministère. Le State Law Office prépare déjà la réplique. Il nous revient que le ministère ne compte pas céder sur la question et insiste sur le fait que la décision de rouvrir la route a été prise « dans l’intérêt public ».
De son côté, George Ah Yan de la plateforme Sov nou laplaz, qui avait manifesté contre la fermeture de cette route invite le ministère à rester ferme sur ce dossier. « Auparavant, cette route était ouverte à la circulation. Elle était utilisée par les habitants de la région et les Mauriciens en général. Le gouvernement ne doit pas céder. Si la situation n’évolue pas, nous comptons solliciter une rencontre avec le ministre des Infrastructures publiques pour en discuter. »
Dans un premier temps, le ministère des Terres avait prévu de démolir lui-même le jardin en cas de refus de l’hôtel de restituer la route. Mais cette éventualité a été écartée avec la bataille légale qui a été enclenchée.