Environ 2 000 élèves ayant échoué pour la première fois l’année dernière les examens du CPE auraient choisi de repasser ces examens tout en poursuivant leur parcours dans les Pre-Vocational Departments dans le secondaire. Une option fortement recommandée d’ailleurs par Vasant Bunwaree, le ministre de l’Éducation, en décembre dernier en annonçant cette possibilité aux parents. Mais pendant deux trimestres, des enseignants du prevoc des collèges d’État et privés n’ayant jamais travaillé sur le programme d’études du primaire aussi bien que des chef d’établissements n’ont cessé de réclamer un programme d’études pour ces élèves et surtout un personnel spécialisé dans le cursus du CPE. Même la PSSA a informé officiellement le ministère d’un sérieux besoin en termes de personnel pour cette catégorie d’élèves.
La semaine dernière, le ministère a informé les collèges concernés de l’organisation des remedial classes pour ces élèves du prevoc se préparant aux examens et leur a demandé de choisir un prof pour participer à un atelier de travail à ce sujet. Ces classes de rattrapage auront lieu comme suit : les 30 et 31 juillet, le 1er août et les 5, 6 et 7 août. La trouvaille du ministère pour susciter un intérêt à ces classes est le paiement d’une allocation au teaching et au non-teaching staff et la fourniture d’un tifin d’une valeur de Rs 45 pour les élèves. Le ministère met aussi à la disposition de chaque enseignant un budget de Rs 1 000 pour les dépenses relatives à ces six séances de remedial classes.
Cette décision du ministère prise à la dernière minute donne lieu à de l’indignation dans les collèges et soulève pas mal de questions : comment est-ce que ces élèves qui ont déjà des grandes faiblesses au niveau de l’écriture, de la lecture et du calcul vont pouvoir maîtriser en quelques heures un travail étalé sur deux trimestres ? Est-ce que le ministère de l’Éducation croit pouvoir résoudre tous les manquements concernant ce dossier avec de l’argent ? Est-ce que les profs du prevoc qui ont toujours martelé qu’ils n’ont jamais eu la formation requise pour dispenser les cours à ces CPE repeaters pourront, le temps d’un workshop d’une durée de cinq heures, assimiler le contenu de cinq matières ? Quel sera le contenu de ces remedial classes ? Est-ce que tous les parents ont été informés de la tenue de ces classes de rattrapage ?
Le syndicat des recteurs et assistants recteurs des collèges d’État qualifie cette mesure d’« anti-professionnelle » et d’« anti-pédagogique » et fustige les responsables du ministère pour le manque de planification. « Connaissant le manque de planification légendaire du ministère nous avions beaucoup d’appréhensions dès la fin de l’année lorsqu’il annonçait qu’on allait accueillir les CPE repeaters dans les collèges. Malheureusement nos craintes se sont avérées fondées et ce sont les enfants, ceux-là mêmes qui auraient dû avoir beaucoup plus d’attention, qui font les frais des manquements du ministère aujourd’hui », disent les responsables de ce syndicat. Pour ces derniers, ce déboursement de l’Éducation pour la tenue de ces remedial classes ressemble à un « bribe ». « Si le ministère pense que pour inciter les enfants à ces remedial classes il faut leur donner à manger c’est cheap de sa part », ajoute ce syndicat.
Ce syndicat trouve étonnant que les Caretakers qui sont en fonction pendant les vacances scolaires doivent toucher une allocation pendant la tenue de ces remedial classes et se demandent pourquoi les recteurs n’en percevraient pas eux aussi.
M.A