Force One, fédération islamique regroupant une dizaine de sociétés, revient à la charge contre le ministre des Arts et de la Culture Mookhesswur Choonee. Ses dirigeants ont répliqué lors d’une conférence de presse vendredi aux commentaires du ministre sur le board du Centre culturel islamique. Ils ont aussi exprimé leur désapprobation quant à la nomination du PPS Reza Issack à la tête du National Hadj Committee. « Nous ne voulons pas de politicien à la tête de ce comité », ont-ils lancé, réclamant également le départ du Dr Farhad Aumeer en tant que président du CCI.
Adeel Bundhoo, secrétaire de Force One, et le travailleur social Salim Muthy ont demandé au gouvernement de lancer un appel à candidatures afin d’avoir des personnes qualifiées et compétentes à la tête du Centre culturel islamique (CCI) et du National Hadj Committee (NHC). « Il faut des gens intègres, apolitiques, qualifiés en langue arabe et en culture islamique pour diriger ces organisations », a lancé Salim Muthy précisant n’avoir rien de personnel contre le Dr Farhad Aumeer mais contre sa façon de gérer le centre culturel. « C’est un mauvais gestionnaire ! »
Répondant aux propos tenus la semaine d’avant par Mookhesswur Choonee selon lesquels seuls six pèlerins sur 5 400 ont fait des doléances contre l’organisation du hadj lors des trois précédents pèlerinages, Aadeel Bundhoo a révélé que les pèlerins n’ont désormais plus droit de le faire auprès du CCI. « Auparavant, on invitait les hadjis à travers des communiqués de presse à venir déposer leurs doléances auprès du CCI. Maintenant, on ne les reçoit plus. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas de problème au niveau de l’organisation du hadj », dit-il. S’agissant de l’illégalité du board, le secrétaire de Force One a souligné que cette situation dure depuis 2005 et non 2002, comme a voulu le faire croire le ministre des Arts et de la Culture.
Répondant à une question du Mauricien, Aadeel Bundhoo a expliqué qu’il n’y a qu’une seule Force One « apolitique et ayant pour vocation de défendre les intérêts des musulmans ». L’autre organisation qui se fait aussi appeler Force One a été créée par des anciens membres de son groupe qui font de la politique partisane, a-t-il soutenu, « ce qui est contraire à l’objectif de notre organisation ».
Aux allégations selon lesquelles Force One veut s’accaparer l’organisation du hadj, Aadeel Bundhoo a déclaré qu’il « nous aurait été plus facile, dans ce cas, de nous joindre au CCI où siègent des nominés politiques ». Et d’ajouter : « Nou osi nou ti pou kapav organiz hadj. Or, cela est contraire à notre objectif et notre principe. »
Le secrétaire de Force One a aussi fait remarquer que, contrairement aux dires de Mookhesswur Choonee, le président et les membres du board du CCI sont rémunérés pour le travail accompli et ce, comme tous les présidents et membres des différents boards des corps para-étatiques. « Nous ne connaissons toutefois pas le montant car les comptes n’ont pas été rendus publics depuis plusieurs années. Mais je peux vous dire que ce n’est pas un travail volontaire », a-t-il fait ressortir.